Stéphane Plaza: «M6 m'a choisi sur un salon de l'immobilier, j’étais le seul à faire un apéro»

MEDIAS L'animateur et agent immobilier Stéphane Plaza présente «Recherche appartement ou maison » ce mercredi soir sur la sixième chaîne, puis les «25 ans de M6», mardi 13 mars, avec Karine Le Marchand. Interview du présentateur qui monte...

Propos recueilli par Joël Métreau

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Stéphane Plaza, animateur sur M6 et agent immobilier.
Stéphane Plaza, animateur sur M6 et agent immobilier. — J. KNAUB / M6

Stéphane Plaza, 41 ans, est devenu l'une des figures de M6. Il anime des émissions consacrés à l'immobilier, réconcilie des voisins et il est devenu "L'homme de la situation" dans une fiction pour la chaîne. Il raconte nous ses expériences télévisuelles.

D’où vient votre intérêt pour l’immobilier?

C’est un concours de circonstances. On m’avait proposé secrétaire médical, croupier ou intermédiaire immobilier. J’ai commencé en mars 1991 à temps complet dans l’immobilier. Depuis deux ans, je suis manager d’un groupe de dix agences.

Et maintenant?

Rien n’est fixé, mais depuis trois ou quatre mois, je cherche une agence dans le Marais que je ne trouve pas car les loyers sont très chers.

Je fais passer le message dans l’interview?

Mais je ne veux pas une reprise de dingue, car les propriétaires sont fous. Dès qu’ils entendent mon nom, les prix s’envolent. Donc, je cherche de 50 à 60 m2 avec un loyer correct et surtout pas de cession.

C’est embêtant, vous ne pouvez pas vous conseiller vous-même…

Si… Je cherche moi-même, mais au bout d’un moment, ils me reconnaissent et je suis foutu. J’ai l’impression qu’ils se disent: «Il a beaucoup d’argent, il travaille à la télé.» Faudrait que je trouve un homme de paille, au moins pour faire les visites.

Et la télé, c’est venu comment?

En 2005, à un salon de l’immobilier, Réservoir Productions m’a trouvé. Au lieu de recevoir les gens en cravate et avec mon attaché-case, j’étais le seul à faire un apéro, à la bonne franquette, où il y avait de la cochonnaille, du jus de fruit, du rosé. J’ai quitté le salon, j’ai fait le casting, je suis rentré dans la première émission et n’en suis jamais ressorti.

Qu’est que qui vous plaît dans l’autre émission que vous coprésentez, «On ne choisit pas ses voisins»?

Aller à la rencontre des personnes et essayer par l’humour et le dialogue de les remettre en contact et de les faire réfléchir. S’ils ne s’insultent plus et se disent déjà bonjour, on a déjà gagné.

Vous vous verriez faire ça avec des couples?

Oui, bien sûr! Je pourrais peut-être conseiller conjugalement, apprendre des choses, mais je vous rappelle que je ne suis pas marié. Peut-être que je suis plus doué pour les autres que pour moi. Mais rien ne m’effraie, même s’il y a des choses que j’ai refusées et que je ne citerai pas.

Ah si, dites…

Tout ce qui serait un peu trop téléréalité, je n’y irais pas… «Dilemme» sur W9 par exemple. Et puis tout ce qui est «Nouvelle Star», même si ça me plairait, je ne suis pas sûr d’être à ma place. Là, on m’a proposé le prime «25 ans de M6» et je l’ai fait parce que j’étais encore avec mon binôme Karine Le Marchand. Sans elle, je n’y aurais pas autant pris de plaisir et été aussi serein. Ce n’est pas flatteur pour nous, mais notre duo me fait penser un peu à Guy Lux et Simone.

Vous avez vraiment des liens de confiance?

Oui, car en dehors de la télé, je lui ai vendu sa maison. Elle connaît des choses sur ma vie, et mois sur la sienne. On est vraiment amis.

Il y a 25 ans, vous regardiez M6?

Oui, je regardais Vanessa Demouy dans «Classe mannequin» et je fantasmais grave. Je regardais aussi «La petite maison dans la prairie».

Mais Laurent Boyer vous a moins fait fantasmer?

Oui, en revanche, je le croise souvent. Mais je ne me rappelais pas qu’il avait des dialogues assez punchy avec les gens. Il disait ce qu’il pensait aux gens. Lui-même a été surpris par les images d’archives. Mais pas de grand souvenir, j’ai une mémoire très sélective, qui s’efface rapidement.

Que faisaient vos parents?

Ma mère était fleuriste et mon père était champion cycliste. Et par amour, il a arrêté sa carrière, il est devenu fleuriste. Mais c’est un boulot de dingue d’être commerçant. J’ai trouvé que c’était un peu ingrat, donc j’ai préféré faire autre chose. Mais c’est peut-être de là qu’est venu mon coté hyperactif.

Où habitez-vous?

Je suis en location, à Courbevoie, dans un 73m2.

Pourquoi n’achetez-vous pas?

J’attends la perle rare pour acheter à deux… Non… Parce que j’ai investi dans d’autres produits.

Si vous deviez choisir vos voisins, à part Karine Le Marchand, qui choisiriez-vous?

Pas forcément de la chaîne, sinon vous allez me dire que je suis trop corporate. Sur la chaîne, Cyril Lignac, et hors chaîne Virginie Guilhaume, Sandrine Quétier, Nikos, comme ça je serais invité à pas mal de concerts et ça doit être un bon fêtard.

Vous êtes un animateur qui monte en puissance et vous avez une image «sympa». Jamais envie de la casser?

Mais on m’a vu dans «Pékin Express»! Quand j’ai envie de dire quelque chose, je le dis.

J’ai fait une recherche Google «Stéphane Plaza». Apparaissent accolées à votre nom les requêtes «gay», «nu», «célibataire». Les internautes se demandent donc si vous êtes gay, marié, célibataire… Un commentaire?

Je suis amoureux. Ma vie privée ne regarde que moi. Marié, non. En couple, oui. Heureux, oui.

Et on pourra vous voir nu?

Avec plaisir. La nudité ne me dérange pas. Si je dois être nu dans un film, pourquoi pas? Mais être nu pour vendre une maison, ça s’appellerait une maison close.