Nikos Aliagas: «Je suis corporate et bon élève»

INTERVIEW L'animateur présentera «The Voice», le nouveau télécrochet de TF1, à partir du 25 février...

Propos recueillis par Alice coffin

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Le 25 février, Nikos Aliagas animera «The Voice» sur TF1, télécrochet dans lequel les candidats, invisibles pour le jury, devont s'imposer par leur seule voix.

Stressé avant le lancement de «The Voice»?

C'est comme un 747 qu'il faudrait faire décoller. On ne peut jamais savoir en télé si ça marche ou pas. Quand on voit les débuts de la «Star Ac'»! On était mort-né! Moi, j'étais flingué de partout, et puis quelque temps après, on était à 14 millions de téléspectateurs.

Et c'est quoi la promesse de «The Voice»?

Les gens ont trop de problèmes, ils ont besoin de feel good. Regardez Les Intouchables, The Artist, ce que je fais sur TF1 avec Canteloup, c'est fait pour amuser les gens, avec de l'émotion. Et puis la conscience télévisuelle a changé. Les gens connaissent les ficelles, donc il ne faut plus de mise en scène grossière. Les coachs de «The Voice» n'ont pas de rôles écrits, il n'y a pas le gentil, le méchant.

La télé à changé. Votre manière d'animer aussi?

L'écueil est d'être dans le même vocabulaire qu'il y a dix ans. Refaire du «C'est le début de l'aventure!», du «Donnez le meilleur de vous-même». J'avais inventé ces formules à l'époque, car elles collaient à ce dont on avait besoin.

Vous êtes très présent sur Twitter. Pourquoi?

La notoriété te lisse. La mienne a été si forte, vu la machine TF1 qu'il y avait derrière, que ce que je montrais ne correspondait pas au fond de moi-même. Twitter m'aide à faire découvrir mon côté invisible. Pas celui dont on est inondé dans les magazines où on me voit avec un grand sourire faisant «heyyyy». Je suis corporate et bon élève, mais j'ai besoin de fenêtres d'expression.

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