Anne Sinclair: «Cela ne vous a pas échappé, mon mari n'a pas de responsabilité publique»

MEDIAS A l'occasion de la présentation de la version française du «Huffington Post», Anne Sinclair, directrice éditoriale du site, a évidemment été interrogée sur son mari, Dominique Strauss-Kahn, et sur d’éventuels conflits d’intérêts entre sa vie professionnelle et privée…

Alice Coffin

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Anne Sinclair lors du lancement de la version française du Huffington Post, le 23 janvier 2012.
Anne Sinclair lors du lancement de la version française du Huffington Post, le 23 janvier 2012. — NIVIERE/SIPA

Les pure players, la curation, le renouvellement des sites d’information, c’est très intéressant mais pas assez pour justifier la foule de journalistes qui attendaient lundi matin l’arrivée d’Anne Sinclair, venue présenter la version française du Huffington Post. Beaucoup étaient aussi venus parce qu’elle est «la femme de» et elle ne s’en est pas cachée ces derniers mois, ce qui lui a valu une médiatisation intense, des critiques ou des louanges.

Pas de conflit d’intérêts

A la conf’ de lancement, outre les interrogations sur le fonctionnement de ce nouveau média, ce sont surtout les questions sur d’éventuels conflits d’intérêts qui ont été posées à la directrice éditoriale. Et s’il y avait des rebondissements dans l’affaire du Sofitel, ou de celle du Carlton, ou d’autres encore? «Je ne pense pas que ce sera l’essentiel de l’actualité 2012 mais si ça l’était, nous le traiterons comme tel. Il n’y a aucun conflit d’intérêt (…). Je ne mélange pas ma vie personnelle et ma vie publique, a insisté Anne Sinclair. J’ai renoncé à 7 sur 7 quand mon mari avait des responsabilités publiques. Aujourd’hui, cela ne vous a pas échappé, mon mari n’a pas de responsabilité publique».

Oui mais d’autres, comme François Hollande, sont, eux, en campagne, insiste la salle et on sait qu’Anne Sinclair est proche de la gauche, alors… Alors «c’est un site d’information où nous accueillerons toutes les contributions», rétorque-t-elle. Et la femme de DSK de citer celles de Rachida Dati ou Philippe Bilger, «pas un magistrat issu de la gauche». Bref, dixit Anne Sinclair, «toute information importante sera traitée normalement comme elle l’aurait été ailleurs». Et la journaliste n’oublie pas de préciser, pour conclure, qu’hormis son éditorial, elle n’écrira pas sur le site.