Chasse aux rumeurs sur le Web

— 

Page Facebook tunisienne en 2011.
Page Facebook tunisienne en 2011. — A. OSNOWYCZ / SIPA

Il y a un an, la révolution tunisienne disait : « Merci Facebook. » Merci aux réseaux sociaux, aux blogueurs qui avaient contribué à la chute de Ben Ali. Un an plus tard, ces même blogueurs, hackers, journalistes se sont réunis la semaine dernière à Tunis à l'invitation de Canal France International (CFI) pour un colloque intitulé « Médias et Internet, Tunisie : révolution, mutation, transition ». Parmi les constats, réjouissants ou inquiétants, une préoccupation : comment lutter contre le fléau de la rumeur sur le Web tunisien ? De l'installation de la chaîne McDonald's sur le territoire à l'état de santé des dirigeants, elles sont quotidiennes. « Diffuser de fausses informations étaient une habitude pour les sites qui étaient sur le devant de la scène avant le 14 janvier 2011, c'était des sites de propagande, raconte Malek Khadrhaoui, coadministrateur de Nawaz, blog collectif très actif pendant la révolution. Le problème, c'est qu'ils sont toujours là et continuent à diffuser des histoires fausses. » Avec une conséquence, « les Tunisiens ne font toujours pas confiance à leurs médias, estime Sihem Ben Sedrine, journaliste militante, fondatrice de Radio Kalima. Elle a changé mais on reste dans une mécanique de la désinformation. » Khelil Ben Osman, à l'origine de l'ATLN (Association tunisienne pour les libertés numériques) a, lui, lancé un site « chasseur de rumeurs ». ch9alek.org invite les internautes à poster une rumeur dont ils ont eu vent et s'engage à donner trois informations qui l'infirment ou la confirment.à Tunis , Alice coffin