Médias: La fusion entre RFI et France 24 suspendue

A.G.

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Ce lundi, la cour d’appel de Paris a ordonné la suspension de la procédure d’information/consultation sur le projet de fusion entre RFI et la chaîne de télévision France 24, tant que le comité d’entreprise de la radio n’aura pas eu communication du cahier des charges relatif à cette fusion «dans sa version définitive», rapporte l’AFP. D’après l’agence de presse, la cour d’appel a indiqué que le comité d’entreprise de RFI ne disposait pas d’une «information complète lui permettant d’émettre un avis éclairé» sur ce projet de fusion.

Vendredi dernier, une pétition «Non à la fusion-destruction de RFI»  avait été mise en ligne par les salariés de la radio. Une pétition qui compte plus de 1.600 signatures ce lundi après-midi, dont celles de plusieurs candidats à la présidentielle: François Hollande (PS), Eva Joly (EELV) ou encore Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche). «Radio France Internationale est en péril», peut-on lire sur la page. «Fusionner une radio multilingue, expérimentée, avec une télévision trilingue, née il y a 5 ans» n’est «assurément pas logique».   

En ligne de mire, les suppressions de postes qu’entraîneraient la fusion RFI-France 24. La pétition souligne: «Cette fusion exige le départ de près de 130 salariés supplémentaires, après 206 suppressions de postes, imposées en 2009. Ces licenciements sont évidemment en totale contradiction avec les promesses de ‘développement’ faites par [Alain] de Pouzilhac», qui dirige l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF).

Dans le cadre du projet de réorganisation des services, RFI devrait quitter la maison de Radio France à Paris pour emménager près de France 24 à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Cent ving-six départs volontaires sont prévus, selon la direction.