Miss France et arbitres des élégances

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Delphine Wespiser, Miss France 2012.
Delphine Wespiser, Miss France 2012. — NIVIERE / SIPA

Samedi soir, en creux de la cérémonie où 7,7 millions de téléspectateurs de TF1 ont vu Miss Alsace, Delphine Wespiser, 19 ans, sacrée Miss France, une autre compétition se jouait, haletante. En jeu, la couronne de l'arbitre des élégances, répondant à la question : Que représente Miss France ? D'un côté, Alain Delon, président à vie du Comité Miss France, a fait comprendre que la Miss 2 012 devait être belle. Punto finale. De l'autre, Francis Huster (vice-président) a juré que la Miss 2 012 serait engagée ou ne serait pas : « Je veux qu'elle ait la France dans les yeux ». Dans les yeux de Delphine Wespiser, on verrait plutôt le Haut-Rhin. Dès la conférence de presse samedi soir, la Miss élue à Kingersheim a prononcé quelques mots d'alsacien. « Je suis très fière de ma région, a-t-elle expliqué à 20 Minutes au lendemain de l'élection, je veux défendre un certain régionalisme. Mais je ne suis pas que pour le repli sur soi, étant étudiante en management international. » La Miss compte défendre les droits des animaux, « notamment expliquer qu'il faut arrêter d'abandonner les animaux pendant les vacances ». Pas sûr que ce soit le genre d'engagement auquel Huster aspirait, lorsqu'il évoquait une Europe au bord de la faillite… Mais un engagement néanmoins. C'est donc lui qui a emporté la bataille contre Delon ? « Je crois que oui. Mais j'ai été élue aussi sur des critères physiques, donc j'espère avoir également séduit Alain Delon. Ce sont donc les deux qui ont gagné. » En bonne Miss, Delphine maîtrise déjà l'art du consensus gentil.
Charlotte Pudlowskiw