Les révélations explosives de Jackie Kennedy

MÉDIAS 'ex-première dame des États-Unis balance sur tout le monde dans des enregistrements...

O.V.
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John F. Kennedy et sa femme Jacqueline (Jackie) à leur arrivée à l'aéroport de Dallas le 22 novembre 1963, jour où le président fut assassiné.
John F. Kennedy et sa femme Jacqueline (Jackie) à leur arrivée à l'aéroport de Dallas le 22 novembre 1963, jour où le président fut assassiné. — A.P./SIPA

La chaine ABC promettait des déclarations explosives. Elle n’a pas failli à son engagement. Dans les mois qui ont suivi l’assassinat à Dallas de son mari, survenu le 22 novembre 1963, Jackie Kennedy s’était confiée à un historien, Arthur Schlesinger Jr, lui livrant plusieurs secrets relatifs à son quotidien de première dame, aux événements historiques qui ont marqué sa vie etc.

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Par peur des représailles, Jackie Kennedy (qui s’était remariée avec Aristote Onassis et portait son nom par la suite) a souhaité que ces confessions, qui représentent près de huit heures et demie d’enregistrements, restent confidentielles pendant cinquante ans. Mais dix-sept ans seulement après sa mort, sa fille, Caroline Kennedy, a décidé de rendre les enregistrements publics.

La France est loin d’être épargnée

Tout le monde en prend pour son grade. A commencer par le général de Gaulle, un homme «tellement méchant», que l’ex-première dame l’avait pris en grippe au moment d’une visite officielle en France en mai 1961. Pour Jackie Kennedy, le libérateur de la France était à l’image du peuple qu’il gouvernait: «Je déteste les Français. Il n'y a pas un seul Français auquel je puisse penser, à part peut-être deux personnes très simples (...) Ils ne sont pas très gentils, ils ne pensent qu'à eux», a confié la femme qui a étudié un an à la Sorbonne quand elle avait 20 ans.

Indira Gandhi n’est pas non plus épargnée. Alors, qu’à l’époque, elle allait devenir Premier ministre de l’Inde, la politicienne est qualifiée de «vraie gourde, amère, du genre arriviste et affreuse».

Quant à Martin Luther King, c’était tout bonnement «quelqu’un de faux».

Seul son mari fait l’objet d’éloges

Le successeur de son mari? JFK «n’aimait pas l’idée que Lyndon (B. Johnson, ndlr) devienne président, car il était inquiet pour le pays», raconte-t-elle. Bobby (frère de JFK) me l’a dit plus tard, et je sais que Jack (surnom du président, ndlr) me l’a dit quelquefois. Il disait: ‘Oh mon Dieu, peux-tu imaginer ce qui arriverait au pays si Lyndon était président?»

Son défunt mari lui, en revanche, est décrit comme un parfait gentleman. Elle raconte comment il prenait soin d’enfiler un pyjama pour sa sieste de 45 minutes l’après-midi à la Maison Blanche, ou comment il s’agenouillait tous les soirs et se signait pour une prière de trois secondes au pied de son lit… «Ce n’était qu’une sorte de petite habitude enfantine, comme le fait de se laver les dents, je suppose, confie-t-elle. Mais je trouvais cela tellement mignon», peut-on lire dans le Washington blog de Libération.