Pour entrer dans son personnage, McCallum a assisté à des autopsies dès le petit matin.
Pour entrer dans son personnage, McCallum a assisté à des autopsies dès le petit matin. — S. FLEMMING / CBS

TELEVISION

David McCallum, la touche écossaise de «NCIS»

L'acteur est à voir et revoir le vendredi soir sur M6, dans la série-succès de la chaîne «NCIS»...

Il est un peu à «NCIS enquêtes spéciales» ce que la mint sauce est au rôti un peu trop cuit: indispensable, délectable et inimitable. C'est en grande partie grâce à David McCallum que la série est bien plus surprenante, plus drôle, que ne le laisserait penser son cadre de policier «procedural» archi-classique.

On raffole de ses apparitions en Donald «Ducky» Mallard, fan de concombre au gingembre, médecin légiste et doyen de la bande. «Je ne suis pas le grand-père, lance malicieusement cet homme élégant, rencontré lors d'un bref séjour à Paris. Non, je suis l'oncle plein de sagesse, celui que l'on vient voir quand on a des problèmes.»

Mais pas question de jouer les anciens sur le plateau: «Je ne donne de conseils à aucun autre acteur. Nous donnons forme à la série ensemble.» Difficile, encore aujourd'hui de ne pas voir en cet «oncle sage» le jeune homme qui fut «L'homme invisible» ou l'espion Illya Kouriakine dans «Agents très spéciaux» (remember les sixties).

Une autopsie et ça repart

Comme son personnage, David McCallum est écossais. Jusque dans son jeu? «La caractéristique des Ecossais, c'est la réticence. La réserve. Grâce à “NCIS”, j'ai appris à me lâcher! C'est une chance extraordinaire. Psychologiquement, c'est très intéressant pour moi.»

Psychologiquement et physiquement, il s'est imposé un régime médical sévère pour les besoins du rôle: assister régulièrement à des autopsies, vers 6h du matin, à l'heure où d'autres se resservent du breakfast. «Je voulais voir, comprendre les gestes. Observer comment les légistes mettent et enlèvent leurs gants, comment ils utilisent leurs mains, comment ils parlent.»

Ajoutez à cela une bibliothèque remplies d'ouvrages sur la mort. «Le plus fascinant dans l'autopsie, c'est qu'on prend la mesure des choses. Comment une minuscule, dérisoire atteinte au cerveau peut provoquer la mort.» Morbide McCallum? Plutôt un maître de l'humour noir.