Jean-Luc Delarue: «Ce qui m'a fait plonger, c’est d'en faire trop»

MEDIAS Jean-Luc Delarue revient, ce soir, à la télévision...

Recueilli par Alice Coffin

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Jean-Luc Delarue dans sa nouvelle émission, «Réunion de famille», diffusé à partir du 6 septembre sur France 2
Jean-Luc Delarue dans sa nouvelle émission, «Réunion de famille», diffusé à partir du 6 septembre sur France 2 — Charlotte schousboe/ France télévisions.

C'est son grand retour dans les médias, après des mois difficiles. Dès ce mardi sur France 2, il présentera une nouvelle émission, «Réunion de famille». Pour l'évoquer, ainsi que ses déboires récents, 20 Minutes l'a rencontré lundi dans ses bureaux, à Reservoir Prod... 

 

Pourquoi une émission sur la famille?
J’avais besoin de parler de la famille. Quand mon fils est né il y a cinq ans, cela m’a rappelé quand j’étais petit et mis en vrac. Depuis, je crois beaucoup à la thérapie familiale, aux groupes de parole. Ce qu’on fait dans l’émission.

Le principe, c’est de résoudre des situations familiales compliquées, c’est ça?
Je ne dirais pas résoudre, mais débloquer. Pour certaines choses, seules la thérapie, la psychanalyse peuvent agir. Nous, on sait garder notre distance. Ce sont des familles qui s’aiment mais où la situation est bloquée. Ce qui est nouveau, c’est qu’on fait appel à d’autres personnes qui viennent donner des conseils, partager leur expérience. Je n’avais pas envie d’être explicatif, dans le cours magistral.

Cela a un petit côté Grand Frère ou Super nanny, non? Avec des familles, disons, un peu plus calmes.
Sauf qu’on n’appelle pas des experts. Mais oui, pas de portes qui claquent, pas d’engueulades, pas d’injures, parce que c’est pas très joli. Et ce n’est pas mon style. Je respecte Le grand frère ou Super nanny mais je cherche à faire le plus naturel possible.

Hmm, vous, le pro du mouvement de sourcils, «naturel»?
Quel mouvement de sourcils? Je suis comme je suis à l’écran. Si j’étais faux, la caméra le verrait. Elle voit tout. C’est un oeil de vache disait Robert Bresson! D’ailleurs, je suis fait pour des émissions de société. Pas pour la variété, par exemple. J’ai essayé mais je suis nul, ça n’arrive pas à m’intéresser.

Mais dans votre tournée en camping-car, les jeunes vous écoutaient ou voyaient la star?
Ho, une star... J’ai pu leur parler. Dire qu’il y a des choses qui ne s’essaient pas, parce qu’après, c’est horrible. Je vais dès le 15 octobre à Paris, Lyon, Marseille et leurs environs. 

D’autres projets?
Comme producteur, plein. Je cherche un concept d’émission autour de l’art. J’ai l’habitude de faire du grand public, c’est un domaine qui intéresse les Français, mais on n’a pas encore trouvé le moyen de le rendre télégénique.

Et en tant qu’animateur?
Rien d’autre, sauf cas précis. Ce qui m’a fait plonger, c’est d’en faire trop. J’ai pris de la distance. Mon entreprise a très bien marché sans moi, alors!

Mais la pression, notamment de l’audience, va s’accroître ce soir?
Je ne suis pas là pour faire de la bonne audience du jour au lendemain. Le but c’est de faire plus que 10% à terme.

Inquiet pour votre prochain procès?
Non, j’ai envie que ça arrive vite. Je n’ai fait de mal à personne. Ce ne sera pas mon procès mais celui des dealers. Contrairement à Chirac, je suis en seconde position, moi.

Et par rapport à DSK. Vous avez vu que certains lui conseillent de faire comme vous. Repentance, expiation publique...
C’est vrai que France 2 avait titré son reportage sur ma tournée «Le Repenti»! Non, mais la grosse différence avec DSK, c’est que moi je ne veux pas qu’un tel ou untel s’occupe de marketing. Ce sont des choses qui touchent à la vie profonde, donc il ne s’agit pas de faire dans l’artificiel. J’ai fait exactement comme j’ai voulu, comme je l’ai senti. 

Pendant tout ce temps, vous avez été soutenu dans le milieu audiovisuel?
Stéphane Plaza, Laurence Ferrari, Nikos, Michel Drucker, David Pujadas et d’autres m’ont soutenu. Mais j’ai surtout reçu des soutiens hors milieu.