« ce qui m'a fait plonger, c'est d'en faire trop »

recueilli par alice coffin

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Jean-Luc Delarue croit « beaucoup à la thérapie familiale ».
Jean-Luc Delarue croit « beaucoup à la thérapie familiale ». — A. GELEBART / 20 MINUTES

La dernière apparition de Jean-Luc Delarue en animateur télé, c'était « il y a un an moins huit jours », selon la formule qu'il employait hier, dans son bureau de Reservoir Prod. Depuis, il a effectué une cure de désintoxication et traversé la France pour parler de la dépendance. « Réunion de famille », sa nouvelle émission, commence ce soir à 22 h 20 sur France 2.

Pourquoi la famille ?
J'avais besoin de parler de la famille. Quand mon fils est né il y a cinq ans, cela m'a rappelé quand j'étais petit et mis en vrac. Depuis, je crois beaucoup à la thérapie familiale, aux groupes de parole. Ce qu'on fait dans l'émission.

Vous êtes le nouveau grand frère, avec des familles plus calmes, quoi !
Oui, pas de portes qui claquent, d'engueulades, d'injures. Je respecte le grand frère, mais je cherche, moi, à faire le plus naturel possible.

Hum, vous, le pro du mouvement

de sourcils ! « Naturel » ?
Mais oui. Je suis comme je suis à l'écran. Si j'étais faux, la caméra le verrait. Elle voit tout. C'est un œil de vache, disait Robert Bresson !

Mais dans votre tournée

en camping-car, les jeunes vous écoutaient ou voyaient la star ?
Oh, une star… J'ai pu leur parler. Dire qu'il y a des choses qui ne s'essaient pas, parce qu'après, c'est horrible. Je vais dès le 15 octobre à Paris, Lyon, Marseille et leurs environs.

D'autres projets ?
Comme producteur, plein. Je cherche un concept d'émission autour de l'art. J'ai l'habitude de faire du grand public, c'est un domaine qui intéresse les Français, mais on n'a pas encore trouvé le moyen de le rendre télégénique.

Et en tant qu'animateur ?
Rien d'autre, sauf cas précis. Ce qui m'a fait plonger, c'est d'en faire trop. J'ai pris de la distance. Mon entreprise a très bien marché sans moi, alors !
Mais la pression, notamment de l'audience, va s'accroître ce soir ?
Je ne suis pas là pour faire de la bonne audience du jour au lendemain. Le but, c'est de faire plus que 10 % à terme.

Etes-vous inquiet pour votre procès à venir ?
Non, j'ai envie que ça arrive vite. Je n'ai fait de mal à personne. Ce ne sera pas mon procès, mais celui des dealers. Contrairement à Chirac, je suis en seconde position !