TF1 finalise l'acquisition de Metro

MEDIAS La chaîne détient désormais le journal gratuit à 100%...

C.P.

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Nonce Paolini, Président Directeur Général du  groupe TF1 (depuis le 31 juillet 2008), sur le plateau de l'émission «La Mediasphère», sur LCI, à Boulogne-Billancourt, le 14 janvier 2011.
Nonce Paolini, Président Directeur Général du groupe TF1 (depuis le 31 juillet 2008), sur le plateau de l'émission «La Mediasphère», sur LCI, à Boulogne-Billancourt, le 14 janvier 2011. — IBO/SIPA

L’annonce faite le 30 juin a été finalisée. Metro International a déclaré jeudi avoir vendu ses parts de Metro France à TF1. TF1 détenait déjà 34% du capital, depuis 2003. La première chaîne possède donc le gratuit à 100%.

Ce sont les finances dans le rouge de Metro France qui ont incité la maison mère, Metro International, qui produit des éditions nationales dans différents pays partout dans le monde, à vendre l’édition française. En 2010, Metro France a accusé une perte de 1,2 million d'euros, selon le Figaro. Au premier semestre la perte s'est creusée à 2 millions d'euros.

Metro, premier gratuit à avoir été lancé en France, est désormais le deuxième gratuit le plus lu, derrière 20Minutes et devant Direct Matin. Metro compte selon TF1 2,4 millions de lecteurs quotidiens, avec une diffusion moyenne de 760.000 exemplaires dans les 15 plus grandes villes de France. 

TF1 et Metro International ont signé un accord de licence qui prévoit le versement d'une rémunération par TF1. Per Mikael Jensen, PDG de Metro International,  a précisé que «la France est un marché important pour la publicité internationale, nous sommes donc ravis de garder la marque Metro sur ce marché. Nous avons un partenariat productif avec TF1 et nous sommes convaincus que c’était la compagnie adéquate pour faire passer Metro France à l’étape supérieure».

TF1 vers la gratuité

Metro n’est pas la seule avancée de la première chaîne vers la gratuité. Nonce Paolini, PDG de la chaîne, a annoncé ce mois-ci qu’il espérait faire de LCI, sa chaîne d’info en continu, actuellement diffusée dans un bouquet payant, une chaîne gratuite.

«On voit bien qu'il y a aujourd'hui - et d'ailleurs Canal et BFM le disent- une évidence pour l'information, à savoir que le gratuit est le marché qui s'impose», avait-il précisé.