Ecoutes de «News of the World»: Le tabloïd britannique va fermer

GRANDE-BRETAGNE Pris dans la tourmente d'une affaire d'écoutes téléphoniques qui dure depuis plus de dix ans, le tabloïd britannique appartenant au groupe NewsCorp de Rupert Murdoch paraîtra une dernière fois dimanche, avant de mettre la clé sous la porte...

N. Bu. avec Reuters

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Le tabloïd anglais News of the World est impliqué dans un scandale retentissant d'affaires téléphoniques en Grande-Bretagne.
Le tabloïd anglais News of the World est impliqué dans un scandale retentissant d'affaires téléphoniques en Grande-Bretagne. — Matt Dunham/AP/SIPA

La pression du gouvernement britannique a fini par porter ses fruits. Le numéro de News of the World (NOTW) qui paraîtra dimanche sera le dernier, a annoncé ce jeudi James Murdoch, vice-président du groupe NewsCorp, propriété du magnat des médias Rupert Murdoch.

«L'activité de News of the World est de demander des comptes aux autres, mais il a échoué quand il s'est agi de lui», a-t-il déclaré, s'adressant au personnel de la compagnie.

Mis en cause ces dernières années dans des affaires d'écoutes illégales de personnalités, le tabloïd britannique, qui paraît le dimanche, est cette fois accusé d'avoir piraté des messageries de téléphones portables de victimes de crimes ou de leurs familles et proches.

David Cameron a gagné

Dans cette affaire, qui dure depuis le début de l’année 2000, cinq journalistes, dont trois du NOTW, ont déjà été interpellés, un correspondant royal et un détective privé sont en prison et plusieurs personnes ont été contraintes de démissionner. Notamment Andy Coulson, directeur de la communication de David Cameron après avoir été rédacteur en chef du NOTW.

Les multiples ramifications et les nouvelles révélations faites ces derniers jours, notamment sur des écoutes pratiquées sur des familles de soldats morts en Afghanistan et en Irak, continuent d’éclabousser les médias britanniques dans leur ensemble et Rupert Murdoch en particulier. Mais elles embarrassent aussi et surtout David Cameron, Premier ministre britannique, qui a donc fini par avoir la peau du journal.