France Télévisions retransmettra les JO jusqu'en 2020

MEDIAS Le groupe entend «stocker» les droits des événements majeurs alors que la concurrence médiatique s'internationalise...

S. C.

— 

Ce rapport doit être rendu fin novembre, précise-t-on au CSA où l'on souligne qu'aucun pré-rapport n'a été écrit et qu'il n'est "pas dans les prérogatives du CSA de faire divorcer France Télévisions et l'AFM".
Ce rapport doit être rendu fin novembre, précise-t-on au CSA où l'on souligne qu'aucun pré-rapport n'a été écrit et qu'il n'est "pas dans les prérogatives du CSA de faire divorcer France Télévisions et l'AFM". — Jody Amiet AFP/Archives

France Télévisions tient à rester étroitement associé aux Jeux olympiques. Le groupe a bataillé pour conserver l’exclusivité de la retransmission des JO jusqu’en 2020 et atteint son objectif, comme il l’a confirmé sur Twitter. «Les JO sont à la fois un événement d'importance majeure et une partie de notre ADN», a fait valoir Rémy Pflimlin, le PDG de France Télévisions, dans Le Figaro.

Concurrence internationale

Selon le quotidien, France Télévisions aurait même cassé sa tirelire et déboursé entre 40 et 50 millions d'euros par événement. Une sécurité, selon Rémy Pflimlin, qui s’inquiète de «l’internationalisation de la concurrence, comme le prouve l'arrivée en France de grands acteurs comme Al-Jazira» (qui va créer une chaîne dirigée par Charles Biétry et qui diffusera des matches de Ligue 1). «Il est important de rappeler que dans un marché de plus en plus concurrentiel, il est essentiel de sécuriser les droits sportifs sur le long terme, explique-t-il. (…) Il est donc important de “stocker” les événements qui constituent la pierre angulaire de notre programmation.»

Les accords signés entre le groupe et le CIO concernent tous les médias, y compris Internet et les mobiles. Une façon de jouer sur tous les écrans. «Au-delà de ce que nous programmerons à l'antenne, nous pourrons avoir jusqu'à douze flux simultanés en direct sur nos offres numériques, précise encore Rémy Pflimlin. Cela nous permettra d'élargir notre audience mais aussi de faire revenir, pourquoi pas, les plus jeunes à l'écran de télévision.»