Thierry Guillaume: «Faire "Pékin express" en Afrique était un rêve»

MEDIA Dans les coulisses de «Pékin express – la route des grands fauves»...

Propos recueillis par Sandrine Cochard

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Patrick Robert / M6

«Pékin express» revient ce mercredi soir sur M6, à partir de 20h45. Pour cette septième édition, la production a vu grand et emmène ses 20 candidats découvrir l’Afrique à travers des épreuves disséminées dans pas moins de quatre pays. Comment la production prépare le voyage avant le tournage? Comment sont choisis les pays? Et comment sont conçues les épreuves? Réponses avec Thierry Guillaume, le producteur de «Pékin express».

Faire traverser le continent africain aux candidats… Cela ne vous a pas semblé trop ambitieux?

Cela faisait plusieurs années qu’on voulait tourner en Afrique. Le choix de la route est effectivement ambitieux car elle nous promène à travers quatre pays: l’Egypte, le Kenya, la Tanzanie et l’Afrique du Sud. Cela nous a permis d’aller chercher des changements de paysages. Pour rendre les conditions climatiques moins pesantes, notamment en raison de la chaleur, nous avons tourné cet hiver.

Comment choisissez-vous l’itinéraire?

Des raisons de sécurité nous ont interdit d’autres pays, nous avons donc opté pour les plus calmes et les plus touristiques. Nous dessinons le tracé à Paris puis nous envoyons quatre personnes en repérage pendant deux mois pour l’affiner. Leur rôle est de s’assurer que le parcours est faisable en le chronométrant et de préparer le tournage en repérant la route, les hôtels ou encore les locations de voitures. Car durant le tournage, «Pékin express» mobilise une centaine de personnes. C’est également durant ce repérage que l’on réfléchit aux épreuves et aux jeux, toujours en rapport avec la culture du pays.

Avez-vous prévu un encadrement spécial pour cette édition?

Oui, nous avons renforcé la sécurité en Egypte et en Afrique du Sud. Nous avons tourné en Egypte juste avant le début du soulèvement et le climat était tendu car un attentat venait de se produire à Alexandrie. Les autorités ont autorisé le tournage mais nous ont imposé la présence de policiers armés. Nous avons l’habitude de travailler avec le ministère des Affaires étrangères, on met les ambassades françaises au courant de notre parcours.

Avez-vous songé changer d’itinéraire?

Non car finalement, tout s’est bien passé. Nous avons juste apporté quelques aménagements. Et puis, on ne change pas un itinéraire comme ça car une fois que tout le monde est sur place, la logistique est lourde. En cas de problème, nous n’avons jamais d’itinéraire bis, la seule option qui nous reste est d’abandonner le tournage.