«Carré Viiip»: Michèle Cotta n'en est «pas fière»

MEDIA Membre du Comité de déontologie d'Endemol, elle ne voit pas l'émission d'un bon oeil...

S. C.

— 

Vue d'ensemble de Carré Viiip, nouvelle émission de TF1
Vue d'ensemble de Carré Viiip, nouvelle émission de TF1 — TF1

La déontologie selon «Carré Viiip» ne fait pas que des heureux. A commencer par Michèle Cotta, ancienne directrice des programmes de France 2 et membre du Comité de déontologie d’Endemol France (qui produit «Carré Viiip»). Invitée dimanche de l’émission Médias, le magazine, présentée par Thomas Hugues sur France 5 tous les dimanches midis, Michèle Cotta a fustigé «Carré Viiip», lancé le 18 mars dernier.

«J'aime bien la télé-réalité lorsque c'est Fear Factor, Koh-Lanta... Je crois que j'ai été l'une des premières à dire "Après tout, cela donne la parole à des gens qui ne sont pas connus". Or, je note que ce dernier programme -dont je ne savais pas de quoi il était composé- fait de la façon de se faire connaître à tout prix une valeur essentielle. Ça franchement, ce n'est pas ma valeur», a-t-elle expliqué.

Albanel, Mougeotte, Schweitzer…

Au point de s’interroger sur son avenir au sein du Comité de déontologie d’Endemol France. «Je ne suis pas fière de ce programme. J'en tirerai les conséquences», a-t-elle ajouté. Mis en place par Virginie Calmels, PDG de la société de production, après des débordements constatés dans Secret Story, ce comité a pour mission de veiller à ce que toutes les productions d’Endemol France respectent les principes dictées dans la charte déontologique de la société, soit le respect de la dignité humaine et le refus de valeurs négatives comme le racisme, la drogue, l'alcool et toute forme de violence.

Il est composé de huit personnalités extérieures à Endemol dont Christine Albanel, ancienne ministre de la culture, Stéphane Clerget, pédopsychiatre, Michèle Cotta, Etienne Mougeotte, ancien vice-président de TF1 et aujourd'hui directeur des rédactions du Figaro et Louis Schweitzer, ancien président de la Halde et de Renault.

Selon Virginie Calmels, cette polémique est «disproportionnée». Le second degré du programme et sa philosophie auraient été mal compris. De quoi ternir le bilan des productions que dresse chaque année le Comité.