M6 se met aux documentaires historiques

MEDIAS La chaîne diffuse ce soir «50 ans qui ont changé notre quotidien»...

C.P.

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Capture d'écran du documentaire «50 ans qui ont changé notre quotidien», de Mathieu Schwartz
Capture d'écran du documentaire «50 ans qui ont changé notre quotidien», de Mathieu Schwartz — 20minutes.fr

Un documentaire sur M6? Avec plein d’images d’archives en noir et blanc? Et en prime-time? Eh bien oui, c’est le pari que fait la chaîne ce mercredi, en diffusant le passionnant documentaire de Mathieu Schwartz, 50 ans qui ont changé notre quotidien, de la petite épicerie aux courses sur Internet.

L’histoire, une passion française

L’Histoire passionne en réalité les Français, les téléspectateurs de M6 comme les lecteurs du Monde. En attestent par exemple le succès de publications comme  le Métronome, de  Lorant Deutsch qui raconte l’histoire de France à travers ses stations de métro, ou le succès d’émissions comme 2000 ans d’histoire, émission la plus podcastée de France Inter jusqu’à son arrêt récent. Un sondage Historia-CSA en 2010 soulignait même que 82% des Français se disent attachés à cette discipline. Et la moitié d’entre eux (soit quand même 25 millions de personnes) se disent passionnés.

«Et en période difficile comme en ce moment, où l’avenir paraît assez incertain à cause des difficultés économiques, il est toujours intéressant de regarder le passé pour voir d’où l’on vient», précise le réalisateur Mathieu Schwartz.

Un pari pour la chaîne

Mais à la télévision, c’est difficile. «Dans une société où l’image est omniprésente et en couleur il faut soudain revenir au noir et blanc pour montrer des images d’archives, c’est moins facile que dans les livres ou à la radio». 

M6 fait néanmoins ce pari, espérant intéresser un public qui n’est pas habitué aux documentaires. La chaîne diffuse donc ce soir le documentaire sur la consommation, suivi d’une rediffusion d’un autre sur le logement. Et bientôt viendra celui sur l’histoire des vacances.

Lier la grande Histoire aux petites

Pour rendre l’Histoire grand public et ne pas rebuter les téléspectateurs, il y a des recettes. «Lier la grande Histoire à des histoires personnelles. Nous voulions donner du corps et de la chair à la chose. Mais le plus important est que ce soit bien raconté. Il faut prendre les gens par la main».

Un pari réussi, qui nous rappelle que les premiers distributeurs de billets ont été inaugurés comme des monuments, qu’à l’apparition des premiers réfrigérateurs, des pubs télévisées expliquaient comment s’en servir, qu’en 1978 les prémisses d’Internet s’appelaient la télématique. Et que du cabas à l’e-commerce, il n’y a eu que 50 ans.