«Carré Viiip»: Visitez les coulisses de l'émission avec 20minutes.fr

MEDIAS 20minutes.fr a découvert en avant-première les locaux dans lesquels évolueront les candidats de Carré Viiip, la nouvelle émission de téléréalité de TF1...

Charlotte Pudlowski

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Elsa Fayer, qui a présenté «Carré Viiip» sur TF1
Elsa Fayer, qui a présenté «Carré Viiip» sur TF1 — C. CHEVALIN / TF1

Un mini tapis rouge, trois marches et vous êtes dedans. «La plus grande maison jamais construite pour une émission de téléréalité» précise Endemol, qui produit l’émission.  750mètres carré, et 100 autres de terrasse, Carré Viiip a décidé, pour les dix ans de la téléréalité, de voir les choses en grand. Et avec humour. «C’est un programme de divertissement qui veut jouer sur l’humour, et cet humour se ressent dans le décor», prévient Angela Lorente, directrice du pôle téléréalité de TF1.

Le style rocccoco-barocco-kitsch

«Le Vip est forcément extravagant, on est partis de ce constat» annonce Brice Juigne, chef de projet de Carré Viiip chez Endemol. L’excentricité est polychrome dans cette maison. Le salon est mauve, avec d’énormes canapés noir et or. Des tableaux faussement Renaissance aux murs, des lustres en toc. Les couloirs qui mènent aux suites (occupées par les Vip, les people déjà connus du public) sont rouges.

Les suites elles-mêmes sont à thèmes. «Cette suite on l’appelle moumoutte, vous comprendrez pourquoi» annonce David Warren, le directeur artistique du pôle téléréalité d’Endemol. A voir les murs poilus, la moquette blanche, et les rappels dorés un peu partout, on comprend en effet. Mais est-ce franchement pire que la suite «Napoléon», dans un style Empire en plastique, barre de pole dance dorée au milieu de la pièce? Les Vip ont au moins la chance, à la différence des «wannabe» d’échapper aux chambres pour quatre personnes tapissées de léopard, trophées de chasse en plastique rouge au mur.

«Dans ce décor, on s’attendrait presque à voir des grappes de raisins et des hommes allongés sur le flanc» plaisante Elsa Fayer qui va présenter l’émission. Mais du raisin en plastique évidemment.

La téléréalité «décomplexée»

Puisqu’on la joue «décomplexé», dans cette téléréalité, selon Claude Lacaze, directeur général adjoint en charge de la stratégie, les caméras sont partout, apparentes dans le salon, dans les chambres, juchées au-dessus des baignoires. «On ne voulait surtout pas les cacher», précise Brice Juigne «et elles couvrent tous les recoins».

Le programme est si décomplexé, que chaque pièce joue sur le narcissisme, la soif de célébrité. Des miroirs partout, dans  le salon, le «Spa» (avec énorme piscine intérieure et chérubins en plastique doré au bord) dans les chambres, au-dessus des têtes de lit, au-dessus des baignoires, et même sur la terrasse. Partout aussi des cadres, pleins ou vides, comme une mise en abîme de la télé, du reflet de soi et des autres. Et sur les murs mauves du salon, des carrés évoquent même les pixels de l’image.

La salle des médias

Enfin, symbole de la télé d’enfermement  semi-ouverte, entre la porte d’entrée et le salon: une petite salle, étonnamment sobre comparée au reste de la maison. Des murs pleins, et un mur transparent donnant sur la salle principale. Elsa Fayer y fera ses directs; les journalistes pourront y venir interviewer les candidats, observer la maison. Une toute petite salle qui fait la transition ténue entre télé et réalité.