Le choix des images, une question de support

MEDIAS Arte et l'Ina sortent dix-neuf heures du procès Barbie en DVD...

Stéphane Leblanc

— 

Le montage respecte des règles strictes, pas de coupe et pas de recadrage.
Le montage respecte des règles strictes, pas de coupe et pas de recadrage. — Arte Editions

Quand le procès de Klaus Barbie a été filmé, en 1987, c'était une première. On jugeait un crime contre l'humanité et il s'agissait d'en garder une trace pour l'avenir. Mais comment transmettre ces 145 heures d'images? Certains téléspectateurs s'en souviennent: un premier montage de 75 heures avait déjà été diffusé sur la chaîne Histoire en 2000. Un second, de 19 heures, sort le 20 avril à 10.000 exemplaires en DVD, au prix de 50 €.

Montage par cercles concentriques
« Les montages sont différents, raconte la productrice Dominique Missika, qui a supervisé les deux. Le premier était plus brut : le flux de la télé permet de garder les témoignages les plus significatifs dans leur intégralité. Pour le DVD,nous souhaitions faire une reconstitution au plus près de ce qui s'est passé. » Tous les témoins sont là, même brièvement, dès lors que leurs propos ont un rapport avec Klaus Barbie. « Nous avons suivi aussi les règles imposées par le ministère de la Justice, poursuit le réalisateur Philippe Truffaut : respect de la chronologie, pas de coupe dans les phrases et aucun recadrage. » La gageure étant de ne rien perdre de l'intensité du procès. Un montage sobre, mais efficace, au vu de l'extrait présenté hier à la presse.