Comment Michel Denisot a obtenu une interview de Laurent Gabgbo pour «Le Grand Journal»

MEDIAS Michel Denisot est allé interviewer le président sortant de Côte d'Ivoire en début de semaine pour Canal+...

C.P.

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Laurent Gbagbo face à Michel Denisot, le 11 janvier 2011 au Palais présidentiel à Abidjan, pour l'interview qui sera diffusée le 12 janvier sur Canal +, dans le Grand Journal.
Laurent Gbagbo face à Michel Denisot, le 11 janvier 2011 au Palais présidentiel à Abidjan, pour l'interview qui sera diffusée le 12 janvier sur Canal +, dans le Grand Journal. — AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

C’est sa première interview accordée à une chaîne française, et c’est Le Grand Journal qui l’aura. Laurent Gbagbo, le présidant sortant de Côte d’Ivoire qui refuse de céder le pouvoir à son opposant Alassane Ouattara, sera ce mercredi soir sur Canal+.

«Ca a été long, et c’était incertain»

«Nous sommes passés par les voies traditionnelles, explique Canal+. Laurent Gbagbo a de multiples conseillers à Paris, nous les avons contactés, ils nous ont mis en lien avec les conseillers présents en Côte d’Ivoire.»

Les contacts ont été pris la semaine dernière. «Ca a été long, et c’était incertain, c’est pour ça qu’on a pas communiqué dessus plus en amont. C’est pour ça aussi que Michel a été absent en début de semaine, il se tenait prêt à sauter dans le premier avion.» Ce qu’il a fait, avec Laurent Bon, producteur de l’émission. L’interview a été enregistrée mardi en fin d’après-midi.

Denisot et les «interviews improbables»

C’est Michel Denisot qui a eu l’idée de cette interview. «Il a toujours besoin d’adrénaline, précise-t-on à Canal. Dès qu’il peut, il saute sur l’occasion. Là c’est le sujet chaud en politique internationale. Il aime bien les interviews un peu improbables. Il avait adoré rencontrer le Dalai Lama au Bouthan, David Bowie à New York. Il dit toujours que c’est l’école Mourousi

Bertrand Delais, documentariste politique, expliquait à 20 Minutes.fr il y a quelques mois que les politiques ont toutes les raisons de venir au Grand Journal. Ils ont du temps (l’interview de Laurent Gbagbo dure 21 minutes) et touchent «un public jeune, urbain, CSP+, avec un effet sur les leaders d'opinion. On parle politique sans être dans une émission politique, sans se faire bousculer et on offre une facette valorisante de soi.»

Et Alassane Ouattara? La chaîne précise enfin qu’il y aura une suite. Pas dans l’édition de ce mercredi -le format de l’émission l’empêchait-, mais le camp Ouattara ne sera pas lésé, selon Canal+.