Angela Lorrente: «Je m'attendais à un tel buzz»

MEDIAS Alors que s'achève la première saison de «Qui veut épouser mon fils?», «la» téléréalité de l'année, Angela Lorente, directrice du pôle téléréalité de TF1, revient sur ce succès....

Propos recueillis par Charlotte Pudlowski

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Angela Lorente, directrice du pôle téléréalité de TF1
Angela Lorente, directrice du pôle téléréalité de TF1 — C. CHEVALIN / TF1

Qui veut épouser mon fils a enflammé les conversations et les médias depuis quelques semaines. En moyenne -et hors dernier épisode - 3,8 millions de téléspectateurs. Le site officiel enregistre plus de 6 millions de visites et 17 millions de vidéos vues, selon TF1.Un énorme succès, à l’antenne comme sur le web, qu'Angela Lorente, papesse de la télé-réalité, analyse. 

Pourquoi un tel engouement selon vous?
La relation mère-fils est très intéressante, et la montrer à l'antenne était une chose inédite en France. Il y a aussi une nouvelle écriture pour ce programme: c'est une comédie, tournée comme un documentaire, et montée comme une série. Cela crée l'addiction, c'est la clef du succès.

En parlant de «comédie», de «série», vous confirmez qu'il y a eu une scénarisation?
Pas du tout. Certains ont dit que des scènes avaient été tournées plusieurs fois. Mais laissez-moi vous dire que lorsque l'on fait des reportages ou des documentaires, toutes les scènes sont tournées plusieurs fois, ça n'en est pas moins du documentaire. Et aucun des candidats de QVEMF n'est comédien ni n'en fera sa carrière, je peux vous l'assurer!

Comment s'est passé le casting, notamment pour Giuseppe ?
Il y a deux manières de caster pour la télé-réalité: ou par bandes-annonces (et on attend que les candidats se manifestent d'eux-mêmes), ou par casting sauvage, où c'est nous qui allons à eux. Là, c'était un casting sauvage. Le producteur a regardé les annonces de rencontres pour trouver des garçons qui cherchaient l'amour. Il y avait celle de Giuseppe. La difficulté était de trouver des garçons qui cherchaient l'amour et dont les mères étaient très présentes.

Et tout le buzz ?

Je m'attendais à un tel buzz. Je ne savais pas que Giuseppe ferait des unes de magazines, mais le casting est très bon. Je m'attendais à ce que ça crée des conversations autour du programme.

Vous étiez au courant de tout ce qui a été révélé au public pendant la saison: les enfants de Giuseppe, sa relation de plusieurs années, son casier judiciaire...?
Nous, tout ce que l'on peut faire quand on caste un candidat, c'est lui demander un extrait de casier judiciaire. Son casier était vierge. On n'a pas le droit d'enquêter sur les candidats que l'on recrute, c'est interdit par la loi. Par ailleurs, tout ça, enfants, relation longue, c'était du passé. Nous voulions un candidat qui cherche une relation pour le présent, et qui habite chez sa mère en ce moment.

Le succès va vous conduire vers de nouvelles saisons? 
Il y aura une seconde saison, mais on n'a pas avancé dessus pour l'instant.

Qu'est-ce que QVEMF dit du dating à la télévision?

Qu'il fallait le renouveller. Les gens s'y intéressent toujours, ils s'identifient, se sentent concernés. Mais il fait renouveler le genre en permanence et rester original. C'est ce qu'a permis l'introduction des mères dans le programme. 

Quelles tendances importantes voyez-vous, dans la télé-réalité actuelle?
Trois éléments: la famille, la comédie, et le voyage. C'est en partie à cause de la crise. Les gens ont besoin de légèreté, de se divertir.

>> Ce soir, suivez en live sur 20Minutes.fr la finale de Qui Veut épouser mon fils, à partir de 23h15...