Christine Ockrent vit-elle ses dernières heures à la tête de France 24?

MEDIAS Des assemblées générales à France 24 pourraient déboucher sur une motion de défiance...

C.P.

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C’est un fascinant thriller -à l’intrigue complexe- qui pourrait en partie prendre fin ce mercredi. Depuis que l’une de ses proches collaboratrices a été licenciée dans une affaire d’espionnage informatique, la position de Christine Ockrent est intenable.

L’assemblée générale, qui se tient ce mercredi en deux temps, pourrait déboucher sur une motion de défiance et sortir la directrice déléguée de l'AEF (audiovisuel extérieur de la France, qui chapeaute France 24, RFI et une partie de TV5 Monde).

Une pétition circule en ce moment au sein de la rédaction de France 24, pour demander à ce que «toute la lumière soit faite» sur l'affaire d'espionnage informatique. Et 11 cadres de la chaîne ont déclaré qu’ils retiraient leur confiance à la numéro 2 de l’AEF, et ne participeraient plus aux réunions en sa présence.

Mais la crise qui agite l’AEF, créé dans son organisation actuelle en 2008, est antérieure à l’histoire d’espionnage. Elle est presque originelle. Et depuis qu’Alain Pouzilhac a repris les commandes de la chaîne en juillet, décapitant la rédaction et éjectant Vincent Giret, (directeur de la rédaction), et Sandrine Treiner (la rédactrice en chef), qui étaient deux proches d'Ockrent, c’est la mésentente cordiale.

L’affaire d’espionnage pourrait mettre un terme à cette cohabitation infernal. Et un éventuel départ d'Ockrent pourrait même entrainer celui de Pouzilhac.