Christine Ockrent: «Je ne suis pour rien dans cette affaire»

MEDIAS La directrice déléguée de l'AEF dément toute implication dans l'affaire d’espionnage informatique qui secoue la société...

S. C.

— 

MEIGNEUX/SIPA

Christine Ockrent a décidé de se défendre. Elle a démenti jeudi toute implication dans l’affaire d’espionnage informatique qui secoue l’Audiovisuel de l’extérieur de la France (AEF), évoquant des «insinuations intolérables». «Je ne suis pour rien dans cette affaire. Il est absurde de penser que le numéro deux du groupe fait de l’espionnage», a-t-elle assuré aux Echos.
 
Mercredi, le Point.fr révélait que sa plus proche collaboratrice était soupçonnée de s’être infiltrée illégalement dans les ordinateurs des principaux dirigeants d’AEF (France 24, TV5 Monde, RFI) avec la complicité d’un prestataire informatique. Une source interne à l’AEF avait confirmé la mise à pied de cette collaboratrice, visée par une plainte déposée par le pdg de l’AEF, Alain de Pouzilhac.
 
«Je souscris entièrement, et depuis le début, à la plainte déposée par l’AEF, affirme encore Christine Ockrent au quotidien économique. Si cette personne a mal agi, je le déplore.» En attendant les conclusions de l’enquête, l’AEF est en crise. Mercredi, l’intersyndicale de RFI a raillé la «guerre des chefs» qui oppose Christine Ockrent et Alain de Pouzilhac. L’ambiance n’est pas prête de se détendre.