Amaury ne vend plus le «Le Parisien»

MEDIA Une source interne confirme que le titre ne sera pas vendu...

S.C. avec Reuters

— 

SIMON ISABELLE/SIPA

UPDATE: Le groupe Amaury a finalement opté pour le statu quo. Son titre quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France ne sera pas vendu, a précisé à 20minutes.fr une source interne, confirmant l'information d'une journaliste de La Tribune sur Twitter.

Les salariés du journal étaient convoqués ce vendredi pour un comité d'entreprise extraordinaire et d'un comité de groupe décisifs pour l’avenir du titre. Officiellement, l'ordre du jour portait sur «un point d'étape» de l'étude stratégique du groupe Amaury confiée avant l'été à la banque Rothschild.

Trois scénarios

Mais le groupe Amaury, qui possède aussi le quotidien L'Equipe et qui pilote le Tour de France, en a profité pour faire connaître sa décision sur la vente éventuelle du quotidien. Il devait en effet trancher entre trois scénarios: la cession, l'ouverture du capital ou le statu quo.

Martin Desprez, vice-président du groupe Amaury, a déclaré devant les salariés que «le groupe a décidé de rester seul actionnaire du Parisien et de ses filiales», a déclaré à Reuters Olivier Corsan, délégué du SNJ au Parisien. Cette décision clôt l'étude stratégique sur le groupe qui avait été confiée à la banque Rothschild, a précisé Martin Desprez, lors de la réunion.
 
A ce jour, un seul candidat avait fait une proposition officielle pour le journal, qui est le plus gros tirage de la presse quotidienne nationale généraliste avec près de 480.000 exemplaires. Le fonds d'investissement Fondations Capital et le groupe de presse belge Rossel (déjà actionnaire du groupe de presse La Voix du Nord) ont déposé une offre, a déclaré à Reuters une porte-parole, qui n'en a pas communiqué le montant. Les deux partenaires avaient annoncé fin septembre leur association en vue de racheter le journal par le biais de la création d'une structure dédiée dont Fondations Capital serait l'actionnaire majoritaire.

Centaine de millions d’euros
 
Mais le duo n’était pas le seul en course. L'entrepreneur Vincent Bolloréétait  également intéressé par une reprise du journal. S’il n'a pour l'instant pas clarifié ses intentions, latribune.fr affirme qu’il était prêt à investir entre 140.000 et 150.000 millions d’euros dans Le Parisien. De son côté, le groupe Dassault, qui faisait un tems office de favori, a jeté l’éponge, fin octobre.
 
La réunion du comité d'entreprise extraordinaire a débuté à 16h, suivie d'un comité de groupe.