Affaire d'espionnite médiatique ?

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Un président tellement fan des journalistes qu'il ne peut s'empêcher de traquer leurs faits et gestes ? L'accusation – grave – est portée ce matin par Le Canard enchaîné : « Depuis le début de l'année, au moins, dès qu'un journaliste se livre à une enquête gênante pour lui ou pour les siens, Sarkozy demande à Bernard Squarcini, [patron du renseignement intérieur, la DCRI] de s'intéresser à cet effronté. En clair, de le mettre sous surveillance, de recenser ses relations et, surtout, ses informateurs. »
Claude Angeli, rédacteur en chef du Canard contacté par 20 Minutes, rappelle : « La DCRI était déjà intervenue pour l'enquête sur les absurdes rumeurs concernant le couple présidentiel. » L'article revient également sur le cambriolage d'organes de presse en marge de l'affaire Woerth-Bettencourt. « Je n'accuse pas la DCRI de ces cambriolages, elles sont sans doute à mettre au compte d'officines privées », précise Angeli. Contacté par 20 Minutes, l'Elysée a dénoncé des accusations « totalement farfelues ». A. K.