Big Brother observe (et enregistre) les Anglais

WEB En Grande-Bretagne, les e-mails et conversations téléphoniques des Anglais seront surveillés par les services secrets...

C.P.

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Plusieurs personnes ont été agressées à Mantes-la-Jolie (Yvelines) ces dernières semaines, attirées par des fausses annonces passées sur internet, a-t-on appris dimanche de source policière.
Plusieurs personnes ont été agressées à Mantes-la-Jolie (Yvelines) ces dernières semaines, attirées par des fausses annonces passées sur internet, a-t-on appris dimanche de source policière. — Justin Sullivan AFP/Getty Images/Archives

Le MI-5 [chargé de la sécurité intérieure du pays] et la police britannique seront désormais autorisés à espionner les activités de n’importe quel Anglais utilisant un téléphone, ou Internet. Et à les archiver.
La décision avait été prise par le gouvernement anglais en décembre dernier, avant d’être remise en cause par le nouveau gouvernement. Mais le plan est remis au goût du jour, et les détails doivent être dévoilés sous peu.

«Toute suggestion d’une "supra base de données" a été écartée», selon le Telegraph. «Mais les plans devraient impliquer le stockage de la part des FAI des détails des utilisateurs pour une période donnée».

Le Telegraph rapporte que les autorités concernées pourront tracer n’importe quel appel, e-mail, texto, et visite de site faite par le public, s’ils estiment que c’est nécessaire pour traquer un terroriste ou un criminel. En France, une autorisation spéciale doit être accordée par un juge à la police avant que celle-ci puisse espionner un individu soupçonné de quoi que ce soit.

Dans le cas britannique, les fournisseurs d’accès archiveront donc les données concernant «qui contacte qui», «où» et «quand» et quel site est visité. Le contenu en revanche ne sera pas archivé.

Retournement

Lors de son premier discours de politique générale, Nick Clegg, le vice-Premier ministre libéral-démocrate, avait déclaré en mai dernier que la société de surveillance devait être mise à bas. Nick Clegg entendait faire primer «la liberté du plus grand nombre, et non pas le privilège de quelques-uns» et pour cela réinstaurer «les fondamentaux de la relation entre l’État et le citoyen» en mettant un terme aux dérives sécuritaires du précédent gouvernement labour (de Tony Blair puis Gordon Brown).

Plusieurs mesures devaient être mises en place pour aller dans ce sens, notamment l’abandon de «tout stockage qui n’ait pas une bonne raison d’être».