Extrait du documentaire «La cité du mâle». Rachid, Yassine et Hakim squattent dans un hall d'immeuble.
Extrait du documentaire «La cité du mâle». Rachid, Yassine et Hakim squattent dans un hall d'immeuble. — ARTE

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Arte propose une nouvelle version de «La cité du mâle»

La chaîne diffuse mercredi soir le documentaire déprogrammé à la hâte le 31 août dernier...

C’est une version revue et corrigée de «La cité du mâle» qu’Arte propose ce mercredi soir, à 21h35, un documentaire qui traite de la place des femmes en banlieue. La chaîne et la maison de production ont procédé aux modifications nécessaires pour assurer la sécurité des participants, selon Arte. Mais est-ce vraiment le cœur du problème?

Visages floutés
 
La chaîne avait déprogrammé à la dernière minute ce documentaire, initialement prévu pour diffusion le 31 août, en raison «de risques encourus par une personne liée au film». Pendant plusieurs semaines, Arte, la maison de production Doc en Stock et la réalisatrice Cathy Sanchez ont travaillé avec des avocats sur une nouvelle version afin d'«assurer de manière effective l'anonymat de certains protagonistes du film et d'éviter tout risque de diffamation».
 
«Toutes les personnes filmées et interrogées ont donné leur accord et autorisation par écrit au producteur. Pour toutes les autres, celles qui se retrouvent à l'image en premier ou en arrière plan, le nécessaire a été fait», déclaré à l'AFP Emmanuel Suard, directeur adjoint de la programmation d'Arte. Les visages de certaines personnes ont ainsi été floutés, des injures ont été «bipées» et certains commentaires pouvant «éventuellement porter à diffamation» ont été modifiés, selon Arte.
 
Désaccord
 
La déprogrammation de «La cité du mâle» était intervenue après que la «fixeuse» du documentaire a fait état »de menaces sur sa personne et sur les siens», selon Arte. Cependant, cette journaliste, qui connaît le terrain et a aidé à trouver les bons contacts, avait démenti avoir reçu des menaces, assurant dans une interview au figaro.fr: «il y a eu zéro menace mais un désaccord éditorial». Elle a également estimé que «La cité du mâle» était «un reportage instrumentalisé et bidonné», une accusation que Cathy Sanchez avait jugé «grave et inadmissible».
 
Le documentaire est diffusé dans le cadre de la Théma d'Arte dont le sujet est «Femmes, pourquoi tant de haine?». Il sera suivi d'un autre documentaire, «Quand le rap dérape!» (réalisé par Barbara Necek et également co-produit par Arte et Doc en Stock), puis d'un débat animé par Daniel Leconte, fondateur de Doc en Stock.