Raphaël Mezrahi dénonce l'ambiance à France Inter

RADIO L'humoriste a arrêté la Matinale de la station, mercredi...

S. C.

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DUPUY FLORENT/SIPA

Une erreur de casting? Raphaël Mezrahi explique les raisons qui l’ont poussé à arrêter sa chronique dans la Matinale de France Inter.
 
«Au départ, je n’étais pas venu à France Inter pour La matinale, explique-t-il à Télérama. J’ai un grand projet de création radiophonique avec les meilleurs techniciens et preneurs de son de Radio France pour les mois à venir. Mais Philippe Val m’a demandé d’assurer deux pastilles d’humour dans La matinale.» Problème: Raphaël Mezrahi ne se sent pas à sa place. «Moi, je ne me considère pas comme humoriste. De plus, je ne fais pas de politique, je n’y connais pas grand-chose. Très vite, j’ai senti que j’étais noyé dans la masse, ma poésie n’a pas grand-chose à voir avec ce qui passait avant et après mes interventions», reconnaît-il.

«Punching-ball»

Un clivage à l’antenne qui traduit ce qui se passe dans la station. «Il y avait des ondes négatives en studio. J’étais le punching-ball d’une histoire – celle de Stéphane Guillon et Didier Porte –, qui ne me concernait pas, précise-t-il encore à Télérama. Je n’œuvre pas à la radio pour faire la guerre.» Car selon lui, l’ambiance n’était pas à la franche camaraderie. «J’ai pourtant un regret, celui de n’avoir jamais emmené de caméra. J’aurais fait une bonne émission pour Strip-Tease en filmant par exemple les regards haineux que me jetaient les pro-Porte», conclut-il.
 
Cette mauvaise expérience ne signe pourtant pas la fin de la collaboration entre Raphaël Mezrahi et France Inter. La station a confirmé mercredi à 20minutes.fr avoir «un projet avec lui qui arrivera bientôt à l'antenne», sans toutefois annoncer de date de programmation. Pour l’instant, la station se hâte de trouver un remplaçant à Raphaël Mezrahi pour la Matinale de lundi.