Journée morte pour la presse italienne

MEDIAS Les principaux médias italiens sont en grève contre l’adoption de la loi sur les écoutes téléphoniques...

Capucine Cousin

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Silence sur les radios, télévisions et sites italiens, pas de journaux en kiosques, et silences sur le radios, télévisions et sites web italiens: les grands médias sont en grève de l'information ce vendredi. Une «journée de silence» contre la «loi-bâillon», qui prévoit d'interdire la retranscription des écoutes téléphoniques dans la presse. Une des mesures les plus controversées prévoit de limiter les écoutes téléphoniques à 75 jours.

Dans son édition de jeudi, le quotidien La Repubblica expliquait ainsi: «cela peut sembler contradictoire [de se taire] face à une loi qui entrave la liberté d'information, mais en réalité c'est un geste de responsabilité pour attirer l'attention des citoyens sur une norme qui porte atteinte à la protection du droit, à la lutte contre la criminalité et la libre circulation de l'information». Il Corriere della Sera, La Stampa, Il Sole - 24 Ore et La Gazzetta dello Sport se sont joints au mouvement.

Projet de loi examiné par l’Assemblée fin juillet

Déjà adoptée par le Sénat, lors d'un vote de confiance boycotté par l'opposition, la loi sur les écoutes téléphoniques sera examinée par l'Assemblée fin juillet. Elle inquiète aussi vivement les magistrats car elle limite leur capacité à instruire des dossiers sensibles. Pour avertir de la portée du texte, La Repubblica signale par des post-it les articles qui ne pourraient plus paraître après approbation de la loi.