Le Monde: Orange et le Nouvel Observateur vont retirer leur offre de rachat

MEDIAS Le Conseil de surveillance du journal doit voter ce lundi...

C.P. avec agence

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Un tribunal de Barcelone a condamné le journal français Le Monde et un de ses journalistes à verser 300.000 euros de dommages et intérêts au FC Barcelone pour un article jugé diffamatoire qui évoquait des pratiques de dopage au sein du club de football catalan.
Un tribunal de Barcelone a condamné le journal français Le Monde et un de ses journalistes à verser 300.000 euros de dommages et intérêts au FC Barcelone pour un article jugé diffamatoire qui évoquait des pratiques de dopage au sein du club de football catalan. — Stéphane de Sakutin AFP/Archives

La semaine dernière, l’écrasante majorité des employés du groupe Le Monde a voté en faveur du trio B-N-P (Bergé-Niel-Pigasse) pour la reprise du quotidien. Le Conseil de surveillance a beau n’avoir pas encore voté (il le fait ce lundi après-midi), le groupe Orange-France Télécom et Le Nouvel Observateur, jusqu’ici annoncé perdant, va retirer son offre. Orange l’a annoncé lundi matin.

 
«Par respect pour les administrateurs du Monde, Orange a accepté, comme le Nouvel Observateur, que son offre soit maintenue jusqu’à la réunion du Conseil de surveillance du Monde qui se tient ce lundi 28 juin 2010», indique Orange-France Télécom dans un communiqué. «Toutefois, Orange et le Nouvel Observateur sont convenus de retirer leur proposition à l'issue de ce Conseil, et quelle que soit la décision qui sera prise, comme ils s’y étaient engagés dans le cas d'un vote défavorable de la Société des rédacteurs du Monde», ajoute le groupe.
 
Forcer une proposition contre l’avis des journalistes n’a pas de sens pour le groupe. Et plusieurs journalistes expliquaient depuis vendredi, jour du vote de la Société des rédacteurs, que ce retrait serait inéluctable.
 
La Société des rédacteurs du Monde (SRM) s'est prononcée vendredi à 90,84% en faveur de l'offre de reprise du trio d'hommes d'affaires Bergé-Niel-Pigasse, mais la décision finale incombe au Conseil de surveillance du groupe.
 
Une fois le repreneur choisi, celui-ci devra avancer 10 millions d'euros pour pallier les difficultés de trésorerie du groupe de presse et engager aussitôt des négociations exclusives sur la recapitalisation qui se conclueraient à la fin de l'été.