Reprise du Monde: Claude Perdriel annonce être allié à France Télécom

MEDIAS Dans l'offre de rachat à 80 millions, 25 millions viendront de France Télécom...

Avec agence

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Un tribunal de Barcelone a condamné le journal français Le Monde et un de ses journalistes à verser 300.000 euros de dommages et intérêts au FC Barcelone pour un article jugé diffamatoire qui évoquait des pratiques de dopage au sein du club de football catalan.
Un tribunal de Barcelone a condamné le journal français Le Monde et un de ses journalistes à verser 300.000 euros de dommages et intérêts au FC Barcelone pour un article jugé diffamatoire qui évoquait des pratiques de dopage au sein du club de football catalan. — Stéphane de Sakutin AFP/Archives

Claude Perdriel, président fondateur du groupe Nouvel Observateur, a annoncé mercredi qu'il s'était allié à France Télécom pour déposer une offre de rachat du groupe Le Monde.

«Nous avons la certitude d'être en mesure de déposer une offre lundi avec France Télécom», a déclaré Claude Perdriel. Il a indiqué proposer un total de 80 millions d'euros, pour la reprise de 67% du groupe Le Monde. Dans la configuration prévue, France Télécom aurait alors au maximum 20%.

L'offre de Claude Perdriel est déposée par sa holding SFA PAR qui coiffe ses sociétés industrielles et son groupe de presse (Nouvel Obs, Challenges, Sciences et Avenir).

Si son offre est retenue, «Claude Perdriel sera actionnaire majoritaire et opérateur du groupe Le Monde», a souligné Denis Olivennes, président du directoire du groupe de Claude Perdriel.


Compétition


Face à l'offre du président du Nouvel Obs, tient celle du trio Matthieu Pigasse, banquier d'affaires, propriétaire du magazine Les Inrocks, Pierre Bergé, homme d’affaires, et Xavier Niel, président-fondateur de l'opérateur Free, concurrent de France Télécom.

Mais ce trio-là ne remporte pas les faveurs de l'Elysée, comme Nicolas Sarkozy l'a fait savoir au président du groupe La Vie/Le Monde, Eric Fottorino. «La candidature d'Orange, filiale de France Télécom, aurait-elle la préférence du chef de l'Etat dans ce jeu de Monopoly ?», s'interroge le syndicat national des journalistes, qui rappelle que le patron de France Télécom, Stéphane Richard, est l'ancien directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

Les offres finales doivent être déposées au plus tard le 21 juin et le Conseil de surveillance du Monde se prononcera le 28. Entre ces deux dates, plusieurs actionnaires de référence, comme le Société des rédacteurs, se seront exprimés sur les offres en assemblée générale.