«Les Français, l’amour et le sexe» vus par M6

MEDIAS M6 diffuse lundi soir les deux premiers volets d'un documentaire en six épisodes, où des couples détaillent leur vie sexuelle. Un peu trop?...

Capucine Cousin

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Encore un nouveau produit télévisuel dédié au sexe. Lundi soir, M6 diffusera en deuxième partie de soirée un documentaire, «Les Français, l’amour et le sexe», exclusivement dédié aux pratiques sexuelles des Français. Durant trois soirées (les 14, 21 et 28 juin), dans ces émissions de 80 minutes, on y verra donc des Français lambda parler de leurs pratiques les plus intimes au quotidien.

Caution scientifique

M6 l’assure, aucun voyeurisme ni succédané de télé-réalité dans cette série de documentaires, élaborés en deux ans. «On s’est basés sur une étude récente de l’Inserm et de l’Ined consacrée aux comportements sexuels des Français. Sur cette base, on est allés interviewer des couples lambda, âgés de 20 à 80 ans, et représentatifs de différentes CSP», explique Maria Roche, productrice de cette série de documentaires.

Quelques chiffres issus d’un sondage («30% des Français seraient éjaculateurs précoces», « 52% des Françaises n’aiment pas leurs corps »…) ont servi de base à ces entretiens.

Autre «caution scientifique», la présence du sexologue Pascal de Sutter, qui décryptera les thèmes abordés et les témoignages.

Chaque volet est consacré à un thème précis («séduction, préliminaires et positions», «orgasme et fantasmes» ce lundi soir, et par la suite «pannes sexuelles et infidélités», «le sexe autrement», «libertinage et nouvelles tendances»…), et rythmé par des témoignages.

Impudeur?

Les témoignages, eux, sont précisément directs: les documentaires ont d’ailleurs été classés interdits aux moins de 12 ans ou de 16 ans par le CSA. Les couples y décrivent dans les détails leurs pratiques: préliminaires, fantasmes, sodomie, sex-shop, échangisme … «On voulait dédramatiser les pratiques sexuelles: les témoignages sont vrais sans tomber dans le vulgaire», assure Maria Roche.

Reste que ces témoignages à visage découvert risquent de susciter le débat. Même si, c’est promis, il ne s’agit aucunement d’un «docu-réalité», la télé-réalité a ouvert une brèche dans l’impudeur à la télé. «On n’aurait pas pu faire un tel documentaire il y a 10 ans, car les mentalités évoluent», reconnaît Maria Roche.