Escrocs et caméras ont trouvé la combine pour séduire

Alice Coffin
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William Fogwell, escroc et sujet d'un des reportages de « Prise directe ».
William Fogwell, escroc et sujet d'un des reportages de « Prise directe ». — V. HACHE/AFP

« Séducteurs, imposteurs, ces escrocs qui nous fascinent. » C'est le titre et le thème de l'émission « Prise directe » de ce soir (20 h 35) sur France 2. Une idée inspirée par la récente affaire qui a opposé la cinéaste Catherine Breillat à Christophe Rocancourt. Sujet de multiples émissions de télévision, Chrisophe Rocancourt qui s'auto-qualifie d'« ex-affabulateur de génie » en couverture de son prochain roman, L'Evangile selon Max (éd. Flammarion), a même été sollicité par National Geographic pour animer une série documentaire sur les prisons en 2008.
Car les imposteurs fascinent aussi les caméras. Du cinéma et de la télévision. Un des reportages de « Prise directe » suit d'ailleurs le réalisateur Pascal Elbé, en visite chez Gilbert Chikli. Pour, peut-être, adapter l'histoire de cet homme recherché depuis plusieurs mois par la police et accusé d'avoir détourné 20 millions d'euros en se faisant passer pour un agent secret. « Mais précise, Madeleine Zbinden, rédactrice en chef des plateaux de “Prise directe”, les imposteurs aussi sont fascinés par les caméras. On a senti que les personnes sollicitées pour nos reportages avaient envie d'être sous les sunlights. Leurs histoires gagnent de l'aura lorsqu'elles sont racontées. Cela fait partie de l'exploit ! » Avant d'ajouter, « n'oublions pas que certaines de ces arnaques ont des conséquences dramatiques pour leurs victimes ».