Agression dans le métro de Bruxelles: «On a déjà diffusé ce genre de vidéos, mais c'était la plus violente»

INTERVIEW Dominique Demoulin , la présentatrice de l'émission belge Affaires non classées, sur RTL TVI, explique comment l'agression d'un étudiant s'est retrouvée sur les petits écrans...

Propos recueillis par Julien Ménielle

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Capture d'écran d'une vidéo de Dominique Demoulin, présentatrice sur le chaîne de télé belge RTL TVI.
Capture d'écran d'une vidéo de Dominique Demoulin, présentatrice sur le chaîne de télé belge RTL TVI. — DR/RTLINFO.BE
Quel est le principe de votre émission?

Il s'agit d'une émission d'appel à témoins, en collaboration avec la police et le ministère de la Justice. Elle a été mise en place, à la demande de la police, après l'affaire Dutroux. Nous traitons une dizaine d'affaires par émission, en direct des locaux de la police fédérale. Pour chaque cas, nous diffusons une reconstitution ou des images brutes de caméras de surveillance, et un numéro de téléphone spécifique. Les policiers du centre d'appel prennent ensuite les coups de téléphone en direct.

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Comment avez-vous eu accès à cette vidéo?
La police nous a apporté les images. Ca n'a rien d'exceptionnel, c'est le principe-même de l'émission. D'ailleurs on a déjà diffusé ce genre de vidéos, mais c'était la plus violente. Nous nous sommes d'ailleurs posé des questions, car nous sommes en prime time, juste après le journalt télévisé. Mais c'était vraiment la dernière chance pour l'enquête d'aboutir...

Comment les images ont-elles été reçues par le public?
J'étais en tournage, je n'ai pas eu vent de retours négatifs. J'imagine que que si cela avait provoqué un tollé, j'aurais été au courant. Par ailleurs, nous avions pris toutes les précautions d'usage en prévenant que les images étaient violentes et qu'elles pouvaient choquer. Et puis ce type d'émissions est très anglo-saxon, il en existe à la BBC depuis la nuit des temps, de même qu'en Hollande. D'ailleurs cette émission a reçu une audience particulièrement forte. Nous avons fait 32% de parts de marché, avec 544.060 téléspectateurs, quand un JT en fait 700.000.

Avez-vous des nouvelles de la victime?
Il est vivant mais conservera des séquelles, sans doute importantes. Mais je ne sais pas jusqu'à quel point, je n'ai pas appelé le médecin.

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