Eric Besson accuse Stéphane Guillon de racisme et de lâcheté

MEDIAS Le ministre de l'Immigration ne décolère pas tandis que l'humoriste lui répond, toujours aussi acide...

Corentin Chauvel

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Eric Besson, lors d'un meeting pour l'UMP à Lille, le 22 février 2010.
Eric Besson, lors d'un meeting pour l'UMP à Lille, le 22 février 2010. — B. CHIBANE/SIPA

La hache de guerre n'est toujours pas enterrée. Une semaine après la chronique de Stéphane Guillon sur France Inter qui dépeignait le ministre de l'Immigration en «taupe du Front national», Eric Besson a décidé de déclamer à son tour tout le bien qu'il pensait de l'humoriste ce lundi dans Libération.

Des «propos de facho, mal déguisés sous un look bobo»

En cinq mises au point, le ministre de l'Immigration règle son compte à Stéphane Guillon et ses «propos de facho, mal déguisés sous un look bobo». S'il ne s'estime pas blessé par les attaques de l'humoriste sur son physique, parce qu'il est «un homme politique, pas un mannequin ou un play-boy», Eric Besson trouve ces méthodes dignes «de la presse d'extrême-droite de l'entre-deux-guerres».

Le ministre de l'Immigration dénonce ainsi le «racisme ordinaire» de plusieurs chroniques de Stéphane Guillon. Pour Eric Besson, l'humoriste est également «un lâche, tenaillé par la peur physique de croiser ses cibles sortir du studio de France Inter». Et il l'est encore plus en refusant de débattre avec le ministre, «tel un vulgaire Peillon», comme l'avaient proposé plusieurs médias la semaine dernière.

La réponse de Stéphane Guillon

Même si Stéphane Guillon se sent ironiquement «gêné» que ce duel prenne tant d'ampleur, l'humoriste a de nouveau consacré sa chronique de ce lundi matin à Eric Besson, en réponse à la tribune du ministre.

Considéré comme un «acteur raté» par le ministre de l'Immigration, Stéphane Guillon lui répond que, «si réussir professionnellement, c'est changer de camp tous les deux ans», alors il préfère «rater (sa) vie». L'humoriste ajoute qu'il ne recherche aucune publicité comme le pense Eric Besson, son spectacle étant «le plus grand succès de la rentrée».

Un face-à-face avec Eric Besson sous conditions

Ecartant une nouvelle fois un face-à-face avec son désormais meilleur ennemi, Stéphane Guillon déclare qu'il «accepte de débattre avec Eric Besson», mais uniquement «si Nicolas Sarkozy débat avec sa marionnette des Guignols (de l'Info)».

Enfin, le chroniqueur de France Inter lance une dernière pique à Eric Besson, se trouvant honoré que ce dernier lui consacre autant d'attention: «Tout ce temps passé sur moi, c'est du temps qu'il ne passera pas dans son ministère de l'Immigration».


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