Sur le tournage de «NCIS : Los Angeles»

REPORTAGE Vendredi soir, M6 diffuse le premier épisode du spin-off de son succès «NCIS: enquêtes spéciales»...

Philippe Berry

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Le plateau de la série NCIS: Los Angeles, aux studios Paramount, à Hollywood
Le plateau de la série NCIS: Los Angeles, aux studios Paramount, à Hollywood — Eric McCANDLES/CBS

De notre correspondant à Los Angeles

Nouvelles têtes, nouvelle ville, mais formule tout aussi efficace. Plus gros succès de la rentrée aux Etats-Unis (17 millions de téléspectateurs de moyenne), NCIS : Los Angeles prend d'assaut la lucarne française, vendredi à 20 h 45 sur M6, un mois après une présentation sous la forme d'un crossover (épisode commun) avec sa grande sœur qui a écrasé la concurrence. Pour mieux comprendre son succès, 20 Minutes s'est rendu dans les studios de la Paramount, à Hollywood. Bienvenue dans le QG de l'«Office des projets spéciaux» (OPS).



Starsky et Hutch nouvelle génération

Dehors, le bâtiment ressemble à un Castorama. Mais sur le plateau, vous voilà dans une ancienne mission espagnole reconvertie en centre de contrôle de l'OPS, une division secrète du NCIS (Naval Criminal Investigative Service). « Et… action ! » Chris O'Donnell et LL Cool J déambulent dans un couloir. Le premier s'emmêle dans son texte… Et se fait aussitôt charrier par le second. Cette complicité sur le set transpire à l'écran. La doublette starsky-et-hutchienne fonctionne immédiatement.

Taciturne et solitaire, orphelin et roi des missions undercover, « G » Callen (O'Donnell) reprend le boulot après avoir été laissé sur le trottoir façon passoire par la mafia russe. Ancien militaire des forces spéciales, jovial et déconneur, Sam Hanna répond toujours présent quand il faut faire parler ses muscles. L'équipe est complétée par un psy (le très francophile Peter Cambor, dont la sœur Kate a écrit le roman Belle Epoque), un bleu, un geek fondu d'informatique, une fille (l'actrice portugaise Daniela Ruah, qui jongle en interview de l'anglais au français presque sans accent) et l'immense Linda Hunt, mère, général et Maître Yoda.

L'environnement froid de Washington laisse place aux palmiers de Los Angeles. Surtout, la petite sœur s'éloigne de la dynamique parfois monotone des enquêtes internes de son aînée. En clair, moins d'uniformes, de bases militaires et d'analyses médico-légales. Plus de terrain, d'infiltration, d'explosions. Pour la plus grande joie de Daniela Ruah : « J'adore faire mes propres cascades. »

De l'archétype à la subtilité

NCIS : Los Angeles ne joue pas au même niveau d'écriture que des séries câblées comme The Wire ou The Shield. Mais la grande force du créateur Shane Brennan est de réussir à faire de ses personnages le liant entre des épisodes plutôt indépendants. Archétypaux de prime abord, ils révèlent ce qu'il faut de subtilité pour que l'on s'y attache et revienne devant son téléviseur. « Shane est très fort pour semer des indices ici et là [tentative d'assassinat de « G », disparition d'un membre de l'équipe] afin que toutes les pièces du puzzle se mettent en place le moment venu », analyse O'Donnell. « Coupez ! » Cette fois, la prise est bonne. Tout comme l'avenir de la série.

Etes-vous fans de NCIS? Attendez-vous sa petite soeur ou préférez-vous les séries plus noires? Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.