La ferme actualités célèbre twitter

EXPERIENCE «Huis clos sur le Net» s'est achevé vendredi. Bilan...

de notre envoyée spéciale à Castels, Alice Coffin

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Cinq journalistes ont vécu une semaine avec pour uniques sources Twitter et Facebook. L'opération s'appelait «Huis-clos sur le net».
Cinq journalistes ont vécu une semaine avec pour uniques sources Twitter et Facebook. L'opération s'appelait «Huis-clos sur le net». — DR

Derrière sa table de mixage improvisée, casque sur les oreilles, Nicolas Mathias, technicien de Radio France, a travaillé dans des circonstances particulières la semaine dernière. Lui aussi était enfermé dans un gîte du Périgord, en compagnie des cinq journalistes de différentes radios publiques francophones venus participer à l'expérience «Huis clos sur le Net». Principe: n'avoir accès qu'aux infos relayées par les réseaux sociaux Facebook et Twitter. Pas de presse, de télé, ou... de radio. «Chaque matin, ils faisaient un point, au micro, sur leur antenne respective, explique Nicolas Mathias. Interdiction d'écouter les flashs diffusés! D'habitude il faut que les intervenants aient un retour dans leur casque. Là c'était le contraire. Un exercice contre-nature!» Comme il l'a été pour les journalistes. Bilan de l'expérience.

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Au premier jour était la pression. «L'expérience a été très critiquée, note Nour-Eddine Zidane de France Inter. On a eu le droit à des commentaires agressifs. Mais cela s'est tassé.» Même si la pression est restée. Car autour d'une simple table ovale et de cinq ordinateurs, «on bossait dix-huit heures par jour, assure Anne-Paule Martin, journaliste suisse de la RSR. Sur ces réseaux, tout va très vite, tout le temps.» Il faut pour autant assurer en continu le tri et la hiérarchie des nouvelles. «Surtout que certains essayaient de nous piéger», s'amuse Benjamin Muller de France Info. La mort de Michel Sardou ou de Jamel Debbouze leur a ainsi été annoncée.

«Je crois que rien n'échappe aux réseaux, mais il est difficile de mesurer l'importance d'une info», confirme Nour-Eddine Zidane. «Certaines news internationales n'intéressent pas les internautes, nuance Janic Tremblay, de Radio Canada. On reste dans le national.» Du coup, avec leurs réseaux différents selon leur pays, les journalistes n'ont pas relayé la même actualité. «La conclusion, c'est donc que tout dépend de son réseau Twitter ou Facebook. Le plus dur est de s'en constituer un pertinent », poursuit-il. Un enseignement qui devrait porter ses fruits. «A Radio Canada, je vais demander que les journalistes travaillent avec Twitter. Certains ordinateurs sont configurés pour qu'on ne puisse pas y accéder!» Un autre type de huis clos!

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