Bruno Solo: «Un sarkozyste et un néo-beauf»

TELEVISION Nouveau goût pour «Caméra café 2» ce lundi soir à 20h05 sur M6...

Recueilli par Anne Kerloc'h

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Adieu Hervé, syndicaliste à chemisette et petits arrangements. Pour la nouvelle saison de «Caméra café», l'acteur Bruno Solo quitte le devant de la machine pour se concentrer sur la création.


Pourquoi ce choix de changer tous les acteurs?
La flemme. La série prenait tout notre temps, entre l'écriture, l'interprétation... Au final, on a eu l'idée de transposer le scénario dans «la boîte du dessus». Et on est reparti comme des jouvenceaux.


Depuis les débuts en 2001, les rapports au travail ont changé...

On nous a même reproché d'être un peu comme dans les films d'Audiard, avec Jean-Guy, DRH à l'ancienne, paternaliste et hyperautoritaire. Là, le nouveau boss (Tom Novembre) est un humaniste... qui délègue à d'autres le sale boulot ! Parce qu'il y a plus de tensions au travail aujourd'hui: la crise financière s'est déclarée en plein tournage.
 

Garder Tom Novembre était-il crucial?

Absolument, il fait le lien entre les deux versions. Son personnage a été promu directeur, et on a changé sa voix. Il n'aurait pas pu tenir quatre ans avec ce timbre nasillard. J'ai une vraie tendresse pour Tom, un pote avec un putain de talent.


Yannick Choirat interprète votre double inversé, Rémy

Lui, ce n'est pas un syndicaliste, mais un sarkozyste pur jus. On a choisi très vite Arnaud Ducret pour interpréter Franck, le commercial néo-beauf. Mais on n'arrivait pas à trouver quelqu'un qui s'accordait avec lui. Avec Yannick, le binôme s'est imposé.


Les personnages de «Caméra café» ont gardé leur emploi pendant près de dix ans. Un exploit!

C'est un postulat de comédie, comme Gaston Lagaffe qui n'est pas viré alors qu'il a fait sauter l'immeuble de l'entreprise environ dix-sept fois. Et puis à Chimoux-en-Veule, là où est située la société, on garde son emploi à vie!