Stéphane Guillon énerve Philippe Val

MEDIAS Le directeur de France Inter juge «inacceptable» la chronique dans laquelle l'humoriste l'épingle aux côtés de Jean-Luc Hees...

Avec agence

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WITT/SIPA

Stéphane Guillon a touché Philippe Val là où ça fait mal. Le directeur de France Inter, donc de l’humoriste, a jugé «inacceptable» la chronique dans laquelle il est épinglé aux côtés de Jean-Luc Hees, a rapporté jeudi la société des journalistes (SDJ) de la station.
 
«Pas nommé par l’Elysée»
 
«Stéphane Guillon a privatisé l'antenne à deux jours de la première de son spectacle et je trouve ça inacceptable», aurait déclaré Philippe Val, cité par la SDJ dans un communiqué, lors d’une réunion avec la société, mercredi (voir encadré). La veille, le président de Radio France Jean-Luc Hees, également brocardé par Stéphane Guillon dans sa chronique, avait pourtant assuré que «les limites n’avaient pas été franchies» par l’humoriste.
 
Philippe Val ne semble pas du même avis. «Il est faux de dire que j'ai été nommé par l'Elysée, j'ai été nommé par Jean-Luc Hees qui a obtenu des garanties avant d'accepter», s'est défendu l'ancien patron de Charlie Hebdo. Lundi, Stéphane Guillon avait reproché à Philippe Val d'avoir déclaré dans une réunion interne: «France Inter est une radio qui coûte cher à l'actionnaire, qui n'est pourtant pas très bien traité par la station.» Une phrase rapportée par Le Monde du 8 janvier.
 
Voir la chronique de Stéphane Guillon sur France Inter, lundi:
 


Sarkozy : actionnaire de France Inter
par franceinter

 
Enfin, Philippe Val aurait trouvé «odieux» que Stéphane Guillon «aille dire dans la presse qu'il est garant de la liberté d'expression à France Inter», toujours selon la SDJ de la station. «C'est nous, collectivement, qui sommes garants de cette liberté», a souligné le patron de France Inter. Pas question toutefois de se payer l’humoriste sur un plateau. Philippe Val aurait indiqué qu'il n'avait «pas envie de toucher à Guillon, de mettre les mains là-dedans». Jusqu’à la prochaine chronique un peu trop grinçante?
Tensions

La réunion de mercredi entre Philippe Val et la SDJ de France Inter portait sur les orientations de la station. La SDJ a notamment affirmé qu’elle ne «tolèrerait plus de décisions brutales et annoncées en dernière minute» - comme l’a été l’avancement de la tranche matinale -, ce à quoi la direction s'est engagée. Sur les changements à l'antenne, Philippe Val aurait démenti vouloir changer 30% de la grille et assuré que les émissions «Esprit critique» et «Et pourtant elle tourne» ne sont pas menacées, poursuit la SDJ dans son communiqué.