Nouvelle grève en quelques jours au Parisien

MEDIAS Le journal sera absent des kiosques, mercredi...

S. C.

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Journal Le Parisien, édition du mercredi 21 octobre 2009
Journal Le Parisien, édition du mercredi 21 octobre 2009 — DR

Le mouvement se durcit au Parisien/Aujourd'hui en France. Mardi, les personnels des deux rédactions ont voté une nouvelle grève de 24 heures, la seconde après celle de vendredi. Ils refusent toujours le plan de la direction du groupe qui prévoit notamment 35 suppressions d'emplois, ont annoncé les syndicats.

Sur 254 votants, 160 journalistes se sont prononcés en faveur d'un arrêt de travail de 24h reconductible, 84 ont votés contre et 10 se sont abstenus, révèle le quotidien Les Echos. «Dans une motion adoptée à l'issue d'une assemblée générale organisée en début d'après-midi, les journalistes du "Parisien" demandent une rencontre immédiate avec Jean Hornain, le directeur général du titre, pour ouvrir des discussions sur les mesures d'économies et avoir plus de visibilité sur les projets de la direction», affirme encore le journal. Celui s'est défendu auprès de l'AFP. «La crise n'est pas un prétexte, ne rien faire serait irresponsable», a-t-il déclaré.

Trois phases

Jeudi dernier, Jean Hornain avait présenté un plan social basé sur un guichet départs de 35 personnes. «Le guichet sera ouvert dès le mois de décembre, avait alors précisé un membre de la rédaction à 20minutes.fr. Il n'y a pas de candidat pour l'instant. Nous n'avons pas eu de détails sur les modalités de départ, et même si elles étaient attractives, le marché de l'emploi actuel dans le secteur de la presse ne l'est pas du tout.»

Mais les personnels craignent une purge beaucoup plus profonde des effectifs. Le guichet départs est la première phase d'un vaste plan qui doit permettre «de réaliser 3 à 4 millions d'euros d'économie sur l'année», selon Jean Hornain. Deux autres suivront dans les mois prochains, qui concerneront les rédactions locales de petite et de grande couronne. Or, aucun objectif chiffré de départs n'a été transmis aux salariés sur ces deux phases. Pas de quoi les rassurer, donc.