L'opération «Mon journal offert» dépassée par son succès

MEDIA Il y a tellement d'inscrits que les éditeurs et le gouvernement ne pourront pas satisfaire toutes les demandes...

S. C.

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Le gouvernement va reporter d'un an l'augmentation des tarifs postaux pour la presse et doubler la part de ses dépenses de communication destinées aux journaux face à la crise, a annoncé vendredi Nicolas Sarkozy en clôturant les états généraux de la presse.
Le gouvernement va reporter d'un an l'augmentation des tarifs postaux pour la presse et doubler la part de ses dépenses de communication destinées aux journaux face à la crise, a annoncé vendredi Nicolas Sarkozy en clôturant les états généraux de la presse. — Hocine Zaourar AFP/Archives

C’est ce qui s’appelle le revers de la médaille. L’opération «Mon journal offert», lancée le 27 octobre dernier par le ministère de la Culture et de la Communication et qui permet à tout jeune de 18 à 24 ans de recevoir un quotidien un jour par semaine, pendant un an, connaît un tel succès que «les éditeurs et le gouvernement ne pourront pas satisfaire toutes les demandes», selon Le Monde, qui participe à l’opération.
 
Quotas
 
«En moins d'une semaine, les quotas d'abonnements gratuits attribués aux éditeurs par le ministère de la Culture et de la Communication, sur la base de leur diffusion certifiée par l'OJD (institut qui veille aux nombres de titres distribués, ndlr), ont été atteints, voire dépassés», ajoute le quotidien. Il faut dire que le ministère de la Culture et de la Communication a prévu un budget de 5 millions d’euros par an cofinancé par l'Etat et les éditeurs, le prix de l’abonnement étant pris en charge par le journal choisi et le portage étant financé par l’Etat.
 
Cela signifie-t-il que les jeunes les moins prompts à s’inscrire sur le site Monjournaloffert.fr seront exclus du dispositif? A priori non, seuls les titres nationaux et La Voix du Nord ayant atteint leur quota. Sur le site de l’opération, les jeunes internautes sont invités à choisir un autre titre. Autre solution: le site prévoit aussi de les inscrire sur la liste d’attente du quotidien voulu, mais «sans aucune garantie de résultat», précise-t-il. La solution pourrait venir des quotidiens eux-mêmes. «Certains éditeurs prévoient tout de même de proposer une offre aux jeunes qui n'auront pu recevoir leur abonnement en raison des quotas imposés par le ministère», explique Le Monde qui précise qu’il offrira «un abonnement gratuit à son site pendant un an». Pour l’instant, les autres titres concernés n’ont pas précisé quelle serait leur position.