Bakchich, vraies enquêtes et faux «mauvais esprit»

MEDIAS Fouineur et à l'affût, le site a révélé de nombreuses affaires...

Sandrine Cochard

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«Informations, enquêtes et mauvais esprit». Telle est la marque de fabrique du site Bakchich.info, lancé en mai 2006. Après trois ans et demi de révélations, le groupe, qui édite le site ainsi qu’un hebdomadaire lancé le 23 septembre dernier, va déposer le bilan lundi prochain.
 
Sarkozy, Taïwan, Baudis…
 
Le site – dont l’équipe est composée de douze journalistes et dessinateurs et autant de pigistes - est réputé pour ses scoops. C’est Bakchich qui révèle l’existence de caisses noires à la Direction des constructions navales (DCN), en juin 2008. Dix mois plus tard, le site s’intéresse au train de vie princier de Dominique Baudis à la tête de l’Institut du monde arabe.
 
Puis il publie un mail interne à Airbus dans lequel la ministre de l’Economie et des Finances Christine Lagarde en prend pour son grade. Mais son grand coup reste son scoop sur l’implication de Nicolas Sarkozy dans l’affaire des frégates de Taïwan, en septembre 2008.
 
Fureter, dénicher et enquêter… Le savoir-faire qui a fait la renommée du site est transposé à l’hebdo, qui concentre désormais les enquêtes de la rédaction. Ainsi l’hebdo a publié cette semaine la fiche des Renseignements Généraux sur Charles Pasqua. Plus largement, le dépôt de bilan prévu lundi interroge le modèle même des hebdos satiriques et des pure player. Avec trois ans de recul, Nicolas Beau, directeur de la rédaction de Bakchich, semble douter du modèle. «Je pense qu’aujourd’hui, avec la crise de la publicité que traverse la presse, il vaut mieux être adossé à un grand groupe aux capitaux solides», confie-t-il à 20minutes.fr.