Axel Duroux quitte TF1, un mois après son arrivée

MEDIAS Le numéro deux transfuge de RTL avait des «divergences de vue stratégiques» avec Nonce Paolini...

S. C. avec agence

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Axel Duroux, numéro 2 de TF1
Axel Duroux, numéro 2 de TF1 — MEIGNEUX/SIPA

Seulement un peu plus d’un mois. C’est le (peu) de temps qu’a duré l’aventure TF1 pour Axel Duroux. Ce dernier avait pris ses fonctions de directeur général le 15 septembre dernier pour seconder le PDG du groupe, Nonce Paolini.

«Commun accord»

TF1 et son numéro deux «ont décidé de se séparer d'un commun accord pour divergences de vue stratégiques sur la conduite de l'entreprise, a annoncé vendredi le groupe dans un communiqué. Axel Duroux, 46 ans, quitte TF1 ce jour.»

Une déception pour la société des journalistes de TF1. «Nous regrettons le départ d'Axel Duroux et le climat d'instabilité qu'entretient ce départ», écrit dans un communiqué la SDJ, qui rassemble 90% des journalistes de la rédaction (210 journalistes environ). Selon elle, Axel Duroux avait suscité un «espoir» dans la rédaction en se portant «garant de son indépendance».

Problème de profil?

Pour Philippe Bailly, directeur de NPA Conseil, agence spécialisée dans les médias, la rupture entre les deux hommes est la conséquence d'un problème de calendrier et de profil. «La nomination de Duroux a été annoncée en juin, c'était un moment où tous les clignotants étaient au rouge, la pub n'allait pas bien, les audiences n'étaient pas bonnes, on ne voyait pas clairement la stratégie de la chaîne», a-t-il déclaré à l'AFP

Philippe Bailly avance également «un problème de profil». La division du travail arrêtée par Martin Bouygues, patron de la maison mère, prévoyait de confier les programmes à Axel Duroux et le management à Paolini, qui fut DRH de TF1 et directeur de Bouygues Télécom. «Le partage des tâches fonctionnait bien entre Etienne Mougeotte et Patrick Le Lay parce que le tandem avait été formé dès la privatisation de TF1, explique encore Philippe Bailly. Nonce Paolini et Axel Duroux avaient peut-être le même profil de manager et de gestionnaire, ce qui fait qu'on ne voyait pas clairement qui était l'homme des programmes et qui était celui du management».

«Il ne peut y avoir deux "numéro 1" à TF1», a estimé de son côté Marcel Caron, délégué CFTC. Il n'y en a désormais plus qu'un.