« Un jeu avec les yeux, le monde, la pensée »

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Vous avez fait les Beaux-Arts. Les oeuvres contemporaines vous attirent ?

Le terrain de jeu qu'on m'offre dans « Otto » est effectivement un terrain auquel je suis loin d'être hermétique. J'ai été très ému, par exemple, par Habibi, l'immense squelette de plusieurs mètres de long d'Adel Abdessemed. Je vais peut-être passer pour un vieux con, mais à mon sens, c'est la mission de la télévision d'ouvrir la culture au plus grand nombre. Or l'art contemporain est rarement montré : dans une télévision devenue le relais des marques, il dérange, cet art qui n'est que questionnements.

Comment avez-vous travaillé le personnage d'« Otto » ?

Je l'ai voulu le plus fantomatique possible. Son boulot, c'est d'être au service de l'oeuvre. Il doit être accueillant, mais discret.

L'humour était-il essentiel pour vous, dans ce format ?

Mais c'est ludique, l'art contemporain. C'est un jeu de questions, un jeu avec les yeux, le monde, la pensée. Il faut arrêter de considérer que c'est prise de tête.

Que devient « Otto le gardien », le soir, quand la lumière s'éteint...

... et que le musée ferme ? Je ne sais pas. Et s'il devenait mannequin ? Pas pour une grande marque, plutôt pour un créateur. W

Recueilli par A. K.

« Otto » spécial Fiac ; sur Paris

Première en clair sur le canal 31

de la TNT à 20 h 25, chaque soir

jusqu'au lundi 26 octobre.

Sur TV5Monde, à 20 h 55.