C'est triste, mais qu'est-ce que c'est drôle !

MIPCOM Les dernières tendances des programmes de télévision ont été présentées à Cannes...

Alice Coffin, envoyée spéciale à Cannes

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Au Mipcom, les professionnels viennent découvrir des programmes du monde entier.
Au Mipcom, les professionnels viennent découvrir des programmes du monde entier. — V. HACHE / AFP

C'est (encore) la crise, donc il ne s'agit pas de trop rigoler. En même temps, comme c'est (toujours) la crise, on a bien besoin de se marrer. Alors les programmes font dans le social, le problématique, le grave. Mais tout en légèreté. C'est la tendance dessinée par l'étude Fresh TV, de l'agence The Wit, présentée hier au Mipcom (Marché international des programmes), et l'analyse Nota («News on the Air») de Médiamétrie.

A la gym, les dodus Les chaînes luttent contre un fléau moderne: l'obésité. L'effet comique est plutôt recherché quand, tous bourrelets dehors, les candidats américains de «Danse Your Ass Off» («Bouge tes fesses») se déchaînent sur la piste. Chez les Danois, on s'allège en famille: dans «My Big Fat Parents», des enfants poussent mère et père à maigrir. Pendant ce temps, on mange toujours dans le poste: quatre nouveaux programmes déclinent le thème «Je monte mon restaurant chez moi».

Au boulot, les feignasses Plus question pour les ménagères britanniques de profiter des allocs, «Benefit Busters» les remet au boulot. «Famous, Rich and Homeless» fait goûter à des millionnaires dix jours de la vie d'un SDF. Tandis que dans «Undercover Boss», dont les droits ont été acquis par Endemol en France, un patron infiltre sa boîte en se faisant passer pour un salarié de base.

Au ciel, les people Ça sent la mort aux Pays-Bas, avec «Le cercueil». Des stars reçoivent leur future bière et s'amusent à la customiser. Quant au mort le plus illustre de l'année, il fera l'événement sur la BBC, en décembre. «Move Like...» est un concours d'imitateurs de Michael Jackson. Suivront Madonna et Britney Spears. Là, c'est sûr, on va rire.

 TRASH WEB
«UMan», Web-programme «de la nouvelle génération de la téléréalité », selon son producteur israélien, a aussi été repéré par The Wit. L’idée: enfermer des candidats pendant vingt et un jours et en faire des robots pilotés par les internautes. A eux de décider ce qu’ils mangent, comment ils s’habillent, à qui ils ont le droit de parler… La première saison ayant été un gros succès, une deuxième se prépare.