France Info à la reconquête des auditeurs

MEDIAS La station veut en finir avec sa grille trop rigide et répétitive...

Sa. C.

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France Info bouscule ses habitudes mais n’entame pas la révolution annoncée. «L'information va induire la grille» et non le contraire, ont martelé mercredi le PDG de Radio France Jean-Luc Hees et le nouveau directeur de l'antenne Philippe Chaffanjon. Objectif: reconquérir l’auditeur volatile (seuls 4% des 4,6 millions d’auditeurs quotidiens de France Info sont des fidèles) en présentant une grille moins répétitive et plus incarnée.
 
Grille
 
David Abiker s’intéressera toujours au Web avec un nouveau rendez-vous («Le bruit du Net»), Philippe Vandel proposera un portrait quotidien («Tout et son contraire»), Célyne Bayt-Darcourt donnera la parole aux femmes le week-end («Femmes d’exception») et Jacques Vendroux aura enfin son multiplex de foot le samedi soir – «Je l’attends depuis 20 ans», a-t-il déclaré mercredi – co-présenté par Julien Brigot. La matinale (7h/10h) sera incarnée par le revenant Nicolas Poincaré assisté de Raphaëlle Duchemin et Marc Fauvelle.
 
L’information reste au cœur de l’offre de la station, avec quelques aménagements. La principale innovation sera celle des «opérations spéciales», qui obtiennent le plus d'audience, et qui seront multipliées pour «casser l’antenne tous les jours» quand l’actualité le réclame selon Francis Tyskiewicz, le directeur de la rédaction. «Nos devons être aussi bons sur l’information quotidienne que sur les grands évènements», a renchéri Philippe Chaffanjon.
 
Les journalistes chargés des différentes tranches horaires ne seront plus tenus de s'interrompre à heure fixe pour donner les titres de l'actualité. Les journaux seront toujours diffusés chaque heure ronde et chaque demi-heure. «Notre ambition est de garder chaque auditeur le plus longtemps possible et de lui donner l'envie de revenir. Cela suppose un travail permanent de renouvellement pour éviter de donner l’impression de déjà entendu», a souligné Philippe Chaffanjon. De son côté, Jean-Luc Hees a affirmé que la station n’est pas soumise à un objectif d’audience sinon celui d’enrayer l’érosion de ses auditeurs. Et de faire mentir Patrick Roger, l’ex directeur de France Info, parti sur BFMTV, qui laissait entendre lundi que son ancienne maison n’était pas assez réactive.