La radio ouvre la guerre des humoristes

Sa. C. et V. M.

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Ecouter Nicolas Canteloup sur Europe 1 ou Laurent Gerra sur RTL? Il faut désormais choisir. La station du groupe Lagardère a en effet décidé lundi d’aligner la «Revue de presque» de Nicolas Canteloup à la même heure que la chronique de Laurent Gerra. Le premier est désormais programmé à 8h47 au lieu de 8h35. Soit trois minutes tout juste avant la chronique de Laurent Gerra, diffusée à 8h50 sur RTL. Mais la guerre des humoristes devrait gagner les autres stations. Tour d’horizon des chroniqueurs lancés dans la bataille.
 
Les principaux
 
Nicolas Canteloup - Europe 1
Sa chronique: La «Revue de presque» dans laquelle l’imitateur rebondit sur l’actualité en singeant différentes personnalités.
Sa bio: Formé aux «Guignols de l’Info», sur Canal +, Canteloup, 45 ans, est un fidèle de Michel Drucker qui collabore depuis 2005 à l’émission de son aîné «Vivement dimanche».
Ses cibles préférées: les personnalités politiques
Son point fort: Drôle et percutant, Nicolas Canteloup distille des chroniques bien rythmées qui connaissent un franc succès: il s’agit du podcast le plus téléchargé sur le site d’Europe 1. Il compte deux spectacles à son actif.
Son point faible: Ses cordes vocales. L’imitateur est passé tout près de l’opération, en mars 2008, et a été au repos forcé durant quelques jours.
 
Laurent Gerra – RTL
Sa chronique: Sans originalité, elle s’appelle «chronique de Laurent Gerra». L’imitateur réagit lui aussi sur l’actualité.
Sa bio: Remarqué par Laurent Ruquier, Gerra intègre l’émission «Rien à cirer» sur France Inter en 1992. Il suivra ensuite Michel Drucker dans «Studio Gabriel» puis sur Europe 1 avant de rejoindre RTL à l’été 2008.
Ses cibles préférées: Les artistes, particulièrement Céline Dion et Francis Cabrel qui sont ses marottes, et la télévision. L’humoriste est notamment connu pour son spectacle «Laurent Gerra flingue la télé» (voir la vidéo ci-dessous).
Son point fort: Sa notoriété dépasse le cadre de la radio. L’imitateur, qui a 20 ans de scène derrière lui, est un habitué du one-man-show et remplit les salles les plus prestigieuses, de l’Olympia au Palais des Congrès en passant par le Théâtre Marigny. Il a également remporté le Molière du meilleur spectacle à sketches en 2007.
Son point faible: Sa vulgarité. Ses propos ne sont pas réputés pour leur finesse. Exemple avec cette chronique sur l’écologie un rien scato.
 

 
Stéphane Guillon – France Inter
Sa chronique: «L’humeur de … Stéphane Guillon», où l’humoriste s’attaque à l’actualité et n’hésite pas à être très acide envers les invités du jour.



Sa bio: Après un passage par la chaîne Comédie! en 2001-2002, Stéphane Guillon se fait remarquer par Stéphane Bern, qu’il accompagne dans «20h10 Pétantes» sur Canal+ jusqu’en 2005 puis dans l’émission Le Fou du Roi sur France Inter jusqu’en 2008. Il tient une chronique hebdomadaire sur la chaîne cryptée pour «Salut les Terriens!», avec Thierry Ardisson, et s’occupe de la case «humour» de la matinale d’Inter les trois premiers jours de la semaine.
Ses cibles préférées: Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry Son point fort: En jouant avec les lignes jaunes et en appuyant là où ça fait mal, Stéphane Guillon ne ressemble à aucun autre.
Son point faible: Pour certains, comme DSK, son humour tourne parfois à la méchanceté. Question de point de vue.
 
Les outsiders
 
Guy Carlier – Europe 1
Sa chronique: Programmée à 7h51 dans la matinale animée par Marc Olivier Fogiel, «Douche froide» est un billet d’humeur sur l’actualité estivale. On ignore si cet horaire sera conservé à la rentrée.
Sa bio: Il débute au côté de Jean-Luc Delarue dans «Ça se discute» avant d’enchaîner sur France Inter en 1995. Fidèle, il reste sur la station jusqu’en 2007 mais, après sept années de bons et loyaux services dans l’émission de Stéphane Bern «Le Fou du roi», il rejoint RTL en 2008 puis Europe 1 à la rentrée 2009.
Ses cibles préférées: Les personnalités du petit écran. Il aime particulièrement déboulonner Evelyne Thomas, Carole Rousseau et Julien Lepers.
Son point fort: Un rien vachard, il n’hésite pas à épingler tout le monde, y compris ses collègues et lui-même, avec une juste dose de cynisme.
Son point faible: Même s’il répète depuis des années qu’il va arrêter les chroniques, il y revient toujours. C’est pourtant lui qui avait prévenu: «Quand vous faites 900 chroniques télé, à la fin, vous devenez une sorte de parodie de vous-même».


Didier Porte – France Inter

Sa chronique: «L’humeur de… Didier Porte», où il n’hésite pas à se piquer de politique gauchiste.


Didier Porte - Au secours, l'ultragauche revient !
envoyé par franceinter. - Cliquez pour voir plus de vidéos marrantes.


Sa bio: Ancien de l’émission «Culture Pub», il connaît très bien France Inter pour y avoir a été chroniqueur dans pas moins de neuf émissions. Il officie toujours dans «Le Fou du roi» de Stéphane Bern et prenait la saison dernière la place de Stéphane Guillon dans le 7-10 de la radio tous les jeudis.
Ses cibles préférées: Les politiques et Stéphane Bern, qu’il taquine sur ses orientations sexuelles.
Son point fort: Il n’hésite pas à donner son avis lorsqu’un sujet lui tient à cœur, ce qui permet aux auditeurs de savoir de quelle trempe est l’humoriste.
Son point faible: Cette tendance à prendre régulièrement position peut énerver.