La bataille judiciaire entre Endemol et Jean-Claude Elfassi ne fait que commencer

MEDIAS Le paparazzi, gardé à vue 48 heures pour avoir rôdé autour des studios de Secret Story, explique à 20minutes.fr qu'il compte porter plainte...

Vincent Matalon

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 Jean-Claude Elfassi, capture d'écran de l'émission Web Story
 Jean-Claude Elfassi, capture d'écran de l'émission Web Story — DR
20/08/09 - 18h20 MISE À JOUR: Contactée par 20minutes.fr, la direction d'Endemol s'est refusé à commenter l'instruction en cours. Catherine Conte, directrice générale adjointe de l'entreprise, nous a cependant confié ne pas tolérer «les propos diffamants, insultants et racistes» tenus sur le blog du paparazzi, qui peuvent «mettre en danger» les employés de la production. Elle a ajouté envisager une action en justice à ce sujet.

20/08/09 - 15h40 MISE À JOUR: Jean-Claude Elfassi raconte en détail sa version des faits dans un billet publié aujourd'hui sur son blog.


Bataille juridique en vue autour de Secret Story, l’émission produite par Endemol? Le paparazzi Jean-Claude Elfassi, qui agace régulièrement la production de l’émission via son blog, rôdait autour des studios de Secret Story dans la nuit de dimanche à lundi, selon lui pour une séance photo avec un ex d’une candidate. Repéré puis pourchassé par le service de sécurité, il finit par être interpellé et gardé à vue par la police pour «mise en danger de la vie d¹autrui et atteinte à la vie privée».
 
Le photographe est finalement libéré après 48 heures. À sa sortie, aucune charge n’est retenue contre lui.
 
«Les flics me détestent»
 
Contacté par 20minutes.fr, Jean-Claude Elfassi a dit son intention de ne pas en rester là. Il annonce vouloir porter plainte contre les vigiles pour  avoir voulu «le défoncer avec une voiture bélier» et contre la production pour dénonciation calomnieuse. Il entend aussi poursuivre la police pour vices de procédure, et contre les magistrats pour détention arbitraire.
 
Selon lui, les forces de l’ordre lui auraient «fait payer» son dépôt de plainte lors d’une affaire datant d’il y a deux ans, où Elfassi s'était vu confisquer son matériel après une scène de reconstitution judiciaire d’un meurtre. «Depuis, les flics me détestent», assure-t-il. «Cette fois, ils m’ont gardé 47 heures et 55 minutes (48 heures étant le maximum légal, ndlr) en garde-à-vue, et ne m’ont auditionné que deux fois. La première fois après 20 heures de détention», continue le paparazzi. Selon lui, son avocate aurait de plus été renvoyée sans raison, et un avocat commis d’office lui a été assigné.
Le commissariat d’Aubervilliers, joint par 20minutes.fr, n’a pas souhaité commenter ces accusations.