Carla Bruni-Sarkozy, un peu «figée», a néanmoins «assuré» au concert pour Mandela

REVUE DE PRESSE Les journaux anglo-saxons décryptent la performance de la première dame de France, samedi soir à New York. Certains ne l'ont pas ratée...

Alice Antheaume

— 

Carla Bruni-Sarkozy dans les coulisses du Radio City Hall, avec Dave Stewart le 18 juillet 2009 à New York
Carla Bruni-Sarkozy dans les coulisses du Radio City Hall, avec Dave Stewart le 18 juillet 2009 à New York — Richard Young / Rex Fea/REX/SIPA

Après le concert de Carla au Radio City Hall, à New York, le quotidien américain «New York Times» fait sobre, citant dans un même paragraphe «les Européens de la partie», dont l’Italien Zucchero et «la chanteuse, devenue la première dame de France, Carla Bruni-Sarkozy». Laquelle a «chanté dans un murmure». Jusque là, rien de bien méchant, c’est son style, et nombreux sont ceux qui l’aiment.

Mais le «Times» s’est fendu d’une critique acerbe: «Carla Bruni-Sarkozy est peut-être la première dame de France, mais elle n’a aucune chance de devenir la première diva de l’exubérant concert donné pour les 91 ans de Nelson Mandela». Le «Times» va plus loin et compare l’immobilisme de la performance au physique de la dame: «son concert était mignonnet, mais figé, comme son visage». Quant à son look — un tailleur noir, il a été mal jugé aussi: «elle ressemble à une hippie soixante-huitarde», assène encore le «Times».



La classe quand même


Au contraire, le quotidien britannique «Telegraph» la félicite d’avoir surmonté son trac. «Il paraît que Madame Bruni-Sarkozy était très nerveuse avant de jouer en public, et ce, pour la première fois, depuis son mariage avec Nicolas Sarkozy. Mais accompagnée de Dave Stewart, le guitariste d’Eurythmics, elle a assuré. Surtout avec sa version de la chanson "Blowin’ in the Wind" de Bob Dylan». En guise de salut final, le journal souligne qu’elle a envoyé un baiser à la foule et reçu en échange de chaleureux applaudissements.

Quant au «Guardian», il ne donne pas de note, préférant se concentrer sur le «dilemme de cette mannequin devenue musicienne»: elle était là, sur la scène, «balançant entre sa fonction d’épouse de président et celle de pop star». Autre point d’observation noté par le journal anglais: le ravissement de Nicolas Sarkozy, qui «a applaudi vigoureusement le récital de sa femme, depuis sa place, au fond de la salle». Pour conclure, le journal ne manque pas de souligner que le couple est parti dès la descente de scène de Carla Bruni-Sarkozy pour attraper un avion, ratant la performance de Stevie Wonder. Sacrilège?