«PJ» c'est fini!

MEDIAS France 2 diffuse vendredi, à 20h40, les deux derniers épisodes de la série. A cette occasion, son créateur, Frédéric Krivine, a repris du service. Il livre quelques indices sur la fin de l'histoire…

Recueilli par Alice Coffin
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Après 12 ans de bons et loyaux services, la série «PJ» s'arrête le 29 mai 2009.
Après 12 ans de bons et loyaux services, la série «PJ» s'arrête le 29 mai 2009. — G. Schrempp/France 2
PJ s'arrête après douze ans. Une déception?
Ce n'est jamais agréable. Mais France 2 a pris soin de nous avertir il y a un an. On a donc pu préparer une vraie fin, ce qui est très rare à la télévision. Sur TF1 ou M6, je vois souvent des séries s'arrêter brutalement, sans égard pour les téléspectateurs. Et puis, de toute façon, toutes les séries aux excellents débuts finissent par s'essouffler. Il est très rare, à l'exception d'«Urgences», de réussir à maintenir l'audience et la qualité.

Pourquoi?
On finit par tourner en rond, après avoir exploré toutes les possibilités d'un concept. En l'occurrence, dans «PJ», les situations policières. Du coup, ne reste plus qu'à faire varier les histoires d'amour, de coucheries, de relations familiales. Bref, ça tourne à la «sitcomisation». Les vieux téléspectateurs attachés aux personnages trouvent ça très bien, mais cela n'en attire pas de nouveaux.

Comment était née la série?
J'avais proposé un programme en 52 minutes, ce qui ne se faisait pas du tout en France à l'époque. Quand Nicolas Traube est arrivé en 1997 à la direction de la fiction de France 2, lui avait compris, car il connaissait bien ce qui se faisait aux Etats-Unis, que c'était un excellent format. En gros, il a choisi «PJ» parce que c'était le seul 52 minutes disponible!

Vous avez piloté les 24 premiers épisodes de PJ et, donc, les deux derniers. Quelques indices sur cette fin?
Je voulais revenir à l'essence de la série: le surréalisme du quotidien. Pour la première fois, on verra au commissariat l'audition d'un mort! Il y a aussi un clin d'oeil à Bruno Wolkowitch, le personnage emblématique de «PJ».

Qu'on reverra de manière un peu plus conséquente à l'automne...
Oui, car là encore, première en France, nous avons tourné un «prequel», des épisodes, en l'occurrence quatre, situés avant le début de l'histoire. L'occasion de découvrir comment Vincent Fournier, le personnage joué par Bruno, est arrivé à la PJ Saint-Martin, de faire connaissance avec sa femme... Ce sera un cadeau offert aux fans.