Floraison de prix Pulitzer pour le «New York Times»

MEDIAS Nada pour les pure players, ces sites d'informations en ligne qui n'ont pas de support imprimé...

AA avec agence

— 

Capture d'écran de l'enquête parue dans le New York Times et récompensée par un prix Pulitzer 2009
Capture d'écran de l'enquête parue dans le New York Times et récompensée par un prix Pulitzer 2009 — DR

Le «New York Times» a (presque) tout raflé. Lundi, lors de la remise des prix «Pulitzer» à New York, qui récompensent le meilleur du journalisme, le journal a obtenu pas moins de cinq récompenses sur les quatorze décernées.

Le NYT, qui traverse de graves problèmes financiers, a notamment remporté la mise dans les catégories «critique», «photo», et «informations internationales» pour la couverture des événements en Afghanistan et au Pakistan, «dans des conditions souvent périlleuses» pour l’équipe. Dans la catégorie «informations urgentes», c’est le site Web du NYT qui a été à l'honneur pour «la rapidité de la couverture et de la mise à jour sur le site» des informations sur le scandale qui a contraint l'ancien gouverneur de New York Eliot Spitzer à la démission en 2008.

Autre prix Pulitzer attribué au NYT: l’«enquête». Le journaliste récompensé, David Barstow, a ainsi reçu son second Pulitzer, pour avoir révélé que des généraux à la retraite avaient été «choisis par le Pentagone» pour travailler comme «analystes indépendants» auprès de certains médias, et en fait défendre la politique du gouvernement sur des sujets délicats comme la guerre en Irak.

Les sites Web hors course

Cette année, alors que les prix Pulitzer étaient décernés pour la 93ème fois, il y avait une nouveauté. Les journalistes des sites d'information en ligne étaient pour la première fois admis au concours. Mais ils n’ont pas remporté de prix. Seul un dessinateur du site politico.com, Matt Wuerker, est arrivé parmi les finalistes.



L'administrateur du Pulitzer, Sig Gissler, a reconnu l'influence grandissante des sites Web d’infos, mais a souligné que, pour pouvoir concourir, le site devait être constitué pour moitié au moins voire plus «d'information pure, et non d'agrégations de contenus éditoriaux glanés ailleurs et de commentaires». En outre, Gissler a exclut de créer une catégorie à part pour les journaux publiés exclusivement en ligne.